Chapitre 10 (suite) – Un nouveau départ - Flash Back

Chapitre 10 (suite) – Un nouveau départ -  Flash Back

Bon ... je ne sais pas trop par où commencer, votre mère vous as dit exactement ce que j'attendais de vous...

non pas vraiment, en fait j'ai appris il y a moins de 2 heures qu'il fallait que je viennes ici en urgence alors je ne sais vraiment pas ce que vous recherchez ni pourquoi ?

Hum, hum... Sam, pouvez-vous me parlez de ce que vous avez fait jusqu'à présent ?

Sam réfléchissait mais elle savait que ce qu'il recherchait en priorité c'était quelqu'un de trilingues.

- Et bien comme vous avez dû vous en apercevoir je parle allemand couramment de par la nationalité de mon père, je parle Français de par ma mère et je vis à Paris, j'ai aussi un Master en anglais. Jusqu'à présent j'étais traductrice pour un éditeur et... me voilà à Hambourg !

– Bien... donc vous avez de l'expérience en traduction alors ?

– Oui. (il est bouché ou quoi ?!)

David hocha dubitativement la tête – vous avez un CV ?... bien sûr que non ! se rattrapa t'il.

non pas sur moi mais je pourrai vous en faire parvenir un rapidement si vous avez internet.

Hum, hum... bon, on verra ça plus tard ! J'm'explique ; je recherche quelqu'un de suffisamment disponible parce que c'est un poste avec des horaires... enfin... assez variables.

– variables ?


– oui, c'est pour travailler dans un studio d'enregistrement et les horaires il n'y en pas vraiment mais pour vous on verra en fonction de vos possibilités.

– Whaou ! Sam ne sut rien répondre d'autre mais elle écoutait David avec beaucoup d'attention.

j'ai besoin de quelqu'un avant tout pour de la traduction, qui soit à l'aise dans les situations assez stressantes de par un planning chargé, qui soit à l'écoute du groupe, qui soit là pour aider, gérer, qui fera preuve d'une grande autonomie, d'une grande discrétion et d'une grande confiance aussi.

– Whaou ! (ma pauvre fille si tu ne sais dire que ça il va te perdre pour la reine des cruches)

David après réflexion éclata de rire – au moins ça n'a pas l'air de te faire peur ! Ca te dérange si on se tutoie tu as quoi... 23, 24 ans ?

bientôt 30, mais merci c'est gentil et non ça ne me dérange pas !

- 29 ans ?... et bien je t'aurais donné moins que cela... non sérieusement c'est vrai je suis conscient que c'est beaucoup de choses et que je n'ai pas trop le temps de chercher et de t'expliquer car c'est compliqué et j'ai envie d'essayer de te faire confiance si le job t'intéresse !

– écoutez c'est vrai que vous ne lâchez pas grand chose alors je ne sais pas trop à quoi m'attendre mais j'ai tout de même quelques questions !

– vas-y je t'écoute !

– pour faire court : où, quand, la duré et... le salaire?

tu es directe, j'aime bien. D'accord, alors pour faire court également : sur Hambourg, dans 2 jours ce qui va te laisser peu de temps pour me donner une réponse, la durée ? cela dépendra de toi ou de nous après essai et ton salaire est fixé à 2200¤ net pour commencer.

– Merde ! 2200¤ c'est plutôt cool ça ?

David tout sourire – attends, t'emballe pas d'accord ? tu vas devoir faire ton job de traductrice pour le groupe et peut-être d'autres trucs en fonctions de la charge.

de la polyvalence quoi !?

c'est ça - je ne peux pas t'en dire plus pour le moment pour ne pas trop influencer ta décision et j'aimerai que tu réfléchisses que ce que cela pourrait t'apporter. De plus comme je te l'ai dit ton salaire pourra évoluer rapidement si nous sommes contents du travail accompli.

ok mais j'ai encore une ou deux questions !

– oui ?

– qui est "le groupe" exactement ?

– un groupe de musiciens

– combien ?

– quatre.


– leurs ages ?

– le plus âgé à 20 ans et les plus jeunes 17.

– Et il a un nom ce groupe ?


hum, hum... fit-il en secouant négativement la tête, tu avais dit une ou deux questions supplémentaires tu en as déjà posé trop ! Pour le moment tu n'as pas besoin d'en savoir plus car ce n'est pas l'important, ce qui est important c'est que tu réfléchisses à tout ça.

David s'empara d'un crayon dans sa poche et d'un petit carnet y griffonna un numéro de téléphone et une adresse et le tendit à Sam.

voici mon numéro de portable, j'attends ta réponse d'ici à demain matin. Quelle que soit ta réponse je te donne rendez-vous à cette adresse, on va dire, lundi dans la matinée.

c'est dans la banlieue de Hambourg ça ?

- oui, tu connais ?

– oui, un peu et puis ce n'est pas loin de chez moi en plus !


il n'y a aucune plaque de visible, c'est un grand bâtiment moderne avec une grande grille en acier. Il y une caméra à l'entrée tu n'auras qu'à donner ton nom. Viens avec ton CV et on reparlera au bureau!

David se leva et serra la main de la jeune femme.

– A lundi Sam ! et il disparut derrière la porte.

Sam resta là, assise sur sa chaise à se poser tout un tas de questions. L'offre était alléchante : 2200¤ par mois qui pourraient évoluer ! Se serait le pied ! En plus travailler dans un studio d'enregistrement se serait plutôt cool !
Ca oui j'allais y réfléchir mais elle se demandait bien ce qu'était "ce groupe" et à juste titre...

Dans la voiture qui ramenait David au studio.

– Georg ?... Salut c'est David.

– Salut David quoi de neuf, ça se passe bien ton "recrutement" ?
plaisanta t-il.

écoute c'est pas encore gagné mais j'y travaille , je pense avoir trouver une fille plutôt chouette pour le poste !

– t'as dit...une fille ? tu nous as dégoté ...une fille ?


ouais je sais mais pour le moment on n'a pas vraiment le choix tu vois alors oui j'ai trouvé une fille et qui est jolie, intelligente, trilingues. Ok j'ai pas son CV mais sérieux ça m'a l'air d'être quelqu'un parfait pour le job !

– une fille dans le groupe ? tu prends des risques là tu t'en rends compte j'espère ? en plus si elle est jolie elle risque de vite déchanter, notre Casanova ne va pas la rater !


écoute Georg j'te te le dis à toi car tu es le plus censé de vous quatre et elle n'a pas encore dit oui, je la vois lundi, mais fais-moi plaisir, essaye d'amener ça gentiment sur le tapis. Je ne voudrais pas qu'ils la lapident avant de le voir ok ? on a vraiment besoin de cette fille alors il va falloir être cool !

– tu te rends compte tout de même ? une fille avec 4 mecs pas toujours... heu... tu vois ce que je veux dire...elle sait au moins à qui elle va avoir à faire ?


– non pas encore, je ne lui ai rien dit vous concernant, seulement qu'elle aurait à faire à des musiciens c'est tout ! Elle en saura plus lundi quand elle viendra. C'était pas la peine de l'influencer en lui disant que vous étiez le groupe de rock le plus en vogue en Allemagne en ce moment et que c'était avec les Tokio Hotel qu'elle allait ½uvrer ?!

– ouais bon et bien je me charge de mettre les gars au parfum mais à mon avis t'as pas trop de soucis à te faire car ils seront trop heureux d'apprendre la nouvelle... surtout Tom !

– justement c'est lui qui m'inquiète le plus !
rétorqua David en riant.

Ok ! bon bah à plus tard...

- merci Georg à plus tard !


Tous deux raccrochèrent. Au même instant des hurlements de rires éclatèrent du bureau. Les autres étaient là et avaient tout entendu de leur conversation. Tom sautait de joie et Bill riait à gorge déployée de voir son frère si exalté. Ils eurent beaucoup de mal à reprendre leurs esprits.

alors comme ça une fille va venir travailler au studio ?! ça c'est une bonne nouvelle ! exprima Tom.

ouais en tous cas la pauvre elle ne sait pas ce qu'il l'attend avec toi Tom ! enchérit son frère.

c'est sûr ça va nous changer de l'autre grand Serein avec son balai dans le ...

ça c'est sûr ! le coupa Gustav toujours hilare.

bon les gars comme c'est pas gagné je pense qu'il va falloir la jouer fine si on veut pas qu'elle prenne peur ! intervint Georg.

ouais bah à mon avis lorsqu'elle va te voir Tom, je suis pas certain qu'elle ne se barre pas en courant !

ouais Macky, et quand elle va voir ta face de vampire elle aura la même réaction !

Tous se remirent à rire de bon c½ur pendant un bon moment avant de retourner à leurs occupations respectives, leur musique.

Ce conciliabule laissa Sam timorée un petit moment. Mais la sensation était en même temps très contradictoire. Vivre une expérience qui devrait se révéler assez fantastique et d'un autre côté l'angoisse de ne pas savoir ce qui l'attendait vraiment. Elle allait appeler Anna pour lui demander conseil, de toute façon il fallait absolument qu'elle l'appelle pour lui dire qu 'elle était bien arrivée à destination ! La voix de Marta la délogea de sa torpeur.

Sam?! – tu descends ?!

Oui, j'arrive de suite ! Sam sortit de la pièce le numéro de téléphone dans sa main et descendit rejoindre Marta et Hayden.

Alors ça s'est passé comment ? Il t'as dit quoi ? C'est quoi ce job ? Marie est repartie et n'a rien pu me dire !

– Et bien, je ne sais pas trop, c'est difficile à dire !

– Comment ça difficile à dire ?
l'interrogea son frère.

Je dois retourner le voir lundi matin sur le lieu où je devrais travailler. Ecoutez, si cela ne vous dérange pas trop j'aimerai rentrer voir papa, me doucher et appeler Anna. C'est promis je vous raconterai tout au dîner mais pour le moment il faut que j'y vois un peu plus clair d'accord ?

Marta et Hayden échangèrent un regard perplexe.

D'accord ma chérie on y va et tu nous racontera tout cela plus tard ! Allez en voiture tout le monde, ton père doit t'attendre avec impatience...

La petite équipé prit donc la route, après avoir réussi difficilement à remettre Misha dans son panier et après avoir fermé l'agence, vers le sud de la Ville, retrouver le père de Sam qui les attendait à la maison. Dans la voiture Sam ne dit pas un mot, absorbée par les paroles de David. Elle se disait qu'habituellement, étant quelqu'un de spontanée, elle n'avait pas à réfléchir longtemps pour prendre une décision au grand damne d'Anna qui le lui reprochait souvent, elle, tout l'inverse de Sam. Mais elle était comme ça, elle cheminait la plupart du temps au coup de c½ur, c'était un de ses traits de caractères. Mais bizarrement, là, la spontanéité ne lui venait pas ! Pourtant l'offre était alléchante et elle ne s'expliquait pas pourquoi elle faisait preuve d'une telle réserve... Dans les mois qui allaient suivre elle comprendrait mais trop tard, cette réticence qu'elle percevait à cet instant même et regretterait de ne pas avoir écouté la petite voix intérieure qui lui disait de ne pas y aller. En même temps, elle ne connaissait pas tous les paramètres de l'histoire. Il faudrait attendre lundi pour en connaître les moindres détails.
Perdu dans ses réflexions à l'arrière de la voiture, elle ne prêtait aucune intention à la conversation qu'entretenait Hayden et Marta. Elle remarqua que Marta jetait quelques coups d'½il dans le rétro à son intention, mais trop absorbée, ni l'un ni l'autre n'osèrent lui poser de questions.
Arrivés devant la maison, le père de Sam vint les accueillir les bras grands ouverts. Elle était à peine sortie de la voiture qu'il la serra contre lui en l'embrassant.

ma chérie comme c'est bon te revoir parmi nous, tu m'as tellement manqué ! Tu ne viens pas assez souvent voir ton vieux père ! dit-il sur un ton de reproches.

toi aussi papa tu m'as manqué tu sais et tu me dis cela à chaque fois !

– Ludwig, tu exagères quand même, elle est venue à Noël c'était pas il y a si longtemps tout de même!


Oui je sais mais j'ai toujours espoir que tu viennes t'installer ici à Hambourg plutôt qu'à Paris !

– oui papa, je sais... mais plutôt que de me dire des bêtises montre-moi plutôt ton jardin répondit la jeune femme en le prenant par le bras et l'entraînant vers ses parterres de fleurs. Puis à l'attention d' Hayden.

je peux te laisser t'occuper de mes affaires et de Misha ?

– pas de problème s½urette je gère !

– merci... heu Hayden ?

– oui ?


je préfère que tu enfermes Misha un peu dans la maison qu'il prenne ses repères avant de le sortir OK ?

- Oui maîtresse... à vos ordres maîtresse
...répondit Hayden imitant un affreux accent créole.

merci mon fréro chéri et adoré !

- Ben voyons !


Tous éclatèrent de rire. Marta rentra dans la maison suivie d'Hayden et Sam toujours au bras de son père, faisait le tour du propriétaire lui parlant de ses nouvelles plantations, de ses jonquilles en fleur, de ses rhododendrons qui avaient doublé de volume, de ses rosiers qui allaient beaucoup donner cette année etc. pour finir par l'immense potager. Ils restèrent ainsi à se promener et discuter de tout et de rien pendant une bonne demi-heure avant de rentrer à la maison. Elle aimait ces petits moments passés seule avec lui car ils étaient rares et précieux. Et pour ça, Marta était géniale car dans ces moments là, il ne lui venait même pas à l'idée de venir les interrompre, elle avait son père pour elle seule...
Ils rentrèrent donc. Sam monta à sa chambre pour déballer ses affaires qu'Hayden avait monté.
Elle appela son amie Anna pour lui dire quelle était bien arrivée, l'aventure qu'elle venait de vivre et lui demander conseil. Comme toujours Anna fit preuve d'une grande réflexion. Après lui avoir exposé tout ce que Sam possédait comme informations, elle reconnu tout de même que ce job comportait pas mal d'avantages : bosser dans un studio, le salaire pas dégeu selon ses propres mots, côtoyer des musiciens. Et puis selon elle, si cela ne marchait pas il y avait toujours la possibilité de trouver un autre job sur Hambourg. Elles conversèrent une bonne heure en pesant le pour et le contre pour en venir au fait que finalement ce serait sûrement une expérience enrichissante. Mais Anna (bizarrement) ne s'inquiétait pas pour elle et l'encouragea même à foncer. Sam raccrocha donc en lui promettant de l'appeler le lundi après avoir obtenu les tenants et aboutissants du job.

Sam alla donc ENFIN prendre une douche bien méritée avant de passer à table. Elle y restait un bon moment sans penser à rien (en essayant en tous cas). Marta préparait le dîner, papa, lui, apprêtait un feu de cheminée (il savait qu'elle adorait ça !) et Hayden, dans l'autre salle de bain, s'apprêtait à... sortir.

Elle descendit délassée par la douche chaude qu'elle venait de prendre. Elle enfila un jean et une petite blouse blanche cache c½ur ornée d'un gros n½ud de même couleur qui lui tombait sur sa hanche et elle rejoignit tout le monde au salon. Ils étaient tranquillement installés devant la cheminée à prendre l'apéritif. Elle, ne buvant pas ou qu'à de très très rares occasions, Marta lui avait servi un nectar de jus de bananes (le nectar des dieux selon Sam) dont elle se damnerait pour ce breuvage, certes pas light du tout mais si délicieux... Elle s'installa en face de son père sur un des grands fauteuils en cuir chocolat du salon. Ils trinquèrent et après avoir bu une gorgée elle commença son récit de la journée et sa rencontre avec le fils de Marie, David, le boulot qu'il lui proposait etc. Elle répétait presque mot pour mot ce qu'elle avait dit à Anna une heure plus tôt. Lorsqu'elle eu terminé, son père à sa grande surprise prit la parole en premier.

Ma chérie je pense que tu dois accepter cette proposition sous réserve, bien entendu, des informations complémentaires que tu auras lundi. Ce sera intéressant pour toi ?! Travailler dans la musique cela t'as toujours attiré !

Papa faut pas pousser quand même, je ne vais pas travailler "dans" la musique je vais apparemment travailler pour des musiciens mais se sera avant tout de la traduction de textes ou je sais pas quoi !

Marta ? Hayden ?... qu'en pensez-vous ? vous savez-bien que votre avis compte aussi à tous les deux ! Je sais que j'ai 29 ans et que j'ai passé l'age pour ce genre de "conseil de famille" mais votre avis compte beaucoup pour moi !

Chérie, si ton père pense que c'est bien pour toi, alors je vais en son sens et puis il faut avouer que tu es presque juste à coté de la maison c'est tout de même un avantage si tes horaires sont... incertains.

merci Marta. Hayden ? à ton tour.

moi tu connais déjà ma réponse tu me connais trop bien pour ça ! Fonce s½urette ! Et moi "ce groupe", je pense savoir qui il est ?

Ah oui ??? Comment tu sais ça toi ?

– parce que qu'ici presque tout le monde sait qui bosse dans le grand studio de ce quartier !


vas-y éclaire moi ! piaffa Sam d'impatience.

ça te dis quelque chose Tokio Hotel ?

– Heu... non... pas vraiment...pourquoi ?!


écoute j'en suis pas sûr mais la rumeur dit que le groupe partage un appart à proximité de leur studio d'enregistrement à Hambourg et vu le nombre de va et viens qu'il y a dans ce quartier ça ne me surprendrait pas que ce soit eux ?

Franchement j'ai jamais entendu parler d'eux !

j'te rassure ici c'est tout l'inverse, on entend parle que d'eux justement ! mais bon, tu verras ça lundi car je ne suis sûr de rien ! C'est évident ça va te changer ?

comment ça, ça va la changer ? demanda leur père.

Hayden vint s'asseoir sur l'accoudoir du fauteuil en prenant Sam par le cou.
eh oui papa, ma grande s½ur n'aime que la musique pop-rock anglaise et son... Josh Groban !
Sam feignant de lui mettre un coup de coude dans le ventre.
– je vais t'apprendre à te moquer de tes aînés moi ! Et puis qu'est-ce que tu as contre Josh ?

ton "GrosGeorges " ? oh j'ai rien contre lui c'est juste que j'adore te charrier à propos de lui...

ça c'est malin ! moi j'adore ce qu'il fait...

et puis il est tellement mignon ! toujours se moquant.

- Bon aller on passe à table tout le monde !

Tous se levèrent donc pour se diriger vers la salle à manger, Hayden et Sam toujours se chamaillant. Presque 13 ans les séparaient mais lorsqu'ils se retrouvaient ensemble Sam avait l'impression d'avoir elle aussi 17 ans !

Marta ? Marie ne t'a rien dit à propos de son fils ?

pas plus que ce que t'a dit ta fille mais à mon avis elle en savait plus mais je pense qu'elle avait consigne de ne pas en dire trop tant que Sam n'a pas pris sa décision. Tu t'inquiètes ?

– un peu... c'est plus fort que moi !


pourquoi ne lui as-tu pas fait part de tes inquiétudes alors ?

– je ne voulais pas gâcher son plaisir,... regarde-la elle a l'air si...exaltée de faire cette expérience... et puis avoue que depuis sa rupture avec Steve je ne l'avais pas vu aussi motivée ?


Ludwig ta fille est une grande fille maintenant laisse la gérer un peu sa vie. C'est quelqu'un de très sérieux et je suis certaine qu'elle s'en sortira très bien !

– oui, tu as sans doute raison...mais je m'inquiète pour sa santé comme toujours.


Ludwig, Sam gère très bien sa santé tu peux lui faire confiance et si ça lui posait un problème elle sait ce que devra faire c'est tout ! Ne l'embête pas encore avec ça !

Ils dînèrent donc le c½ur léger de cette conversation. Après le repas Hayden sorti seul en définitive. Sam était trop crevée par son voyage et tout ce qui venait de se passer, et a vrai dire, elle avait plutôt envie de se reposer surtout si le surlendemain elle risquait de repartir illico...
Elle monta donc dans sa chambre après avoir embrassé tout le monde. Misha n'avait pas encore demandé à sortir, lui aussi probablement oxy par le voyage. Lorsqu'il vu sa maîtresse monter l'escalier, il se leva de devant la cheminée où il somnolait, il s'étira de tout son long et lui emboîta nonchalamment le pas. Arrivé dans sa chambre, le petit Bleu Russe sauta direct sur son lit, fit trois petits tours sur lui-même et s'installa comme si de rien n'était. Avant de refermer les yeux, il regarda Sam fixement, cligna les paupières sur ses petites émeraudes, Sam fit de même et avec soulagement il retomba dans sa somnolence.
Elle passa une nuisette et après s'être brossé les dents, alla se coucher. Pour l'aider à s'endormir elle mit un fond musical d'une radio locale d'Hambourg et elle resta là, allongée, les mains derrière la nuque, à regarder le plafond...perdu dans ses pensées...

A la radio :

http://fr.youtube.com/watch?v=VOdHitBrlN4

...Warum bist du abgehauen? Komm zurück Nimm mich mit
Komm und rette mich,
Ich verbrenne innerlich.
Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich.
Komm und rette mich
Rette mich
Rette mich

Unsere Träume waren gelogen
Und keine Träne echt.
Sag das das nicht wahr ist,
Sag's mir jetzt.
Vielleicht hörst du irgendwo,
Mein SOS im Radio!
Hörst du mich? Hörst du mich nicht?

Komm und rette mich
Ich verbrenne innerlich...


mon dieu... que cette chanson est triste...

Elle éteignit somme toute la radio et elle plongea au bout de quelques minutes dans un profond sommeil réparateur.

...

Sam se leva de bonne heure ce lundi matin car papa et Marta se levant assez tôt elle voulait absolument prendre le petit déjeuné avec eux. Misha avait déjà quitté la chambre depuis un bon moment déjà et était déjà certainement en train de chasser dans le jardin...
Elle descendit en pyjama rejoindre tout son petit monde. Son père était déjà assis à table lisant son journal et Marta préparait le café. Sam les embrassa et donna un coup de main à Marta pour finir de mettre la table.

alors Sam, bien dormi ?

– comme un bébé ! ici je dors toujours comme un bébé !

– je t'ai préparé ton thé, je savais que tu allais descendre...


Je lui souriais en pensant que Marta avait été plus une mère pour moi que la mienne n'avait jamais été !

alors chérie, tu es prêtes ?

oui papa mais j'avoue que je suis un peu nerveuse. Marta, Hayden est déjà réveillé, je vois qu'il y a un bol de plus sur la table ?

– oui ça fait déjà un moment. Il voulait déjeuner avec toi avant que tu partes. Il ne devrait pas tarder, il est parti te chercher des viennoiseries et du pain tout frais !


Au même moment entrant dans la cuisine.

ça y est ma petite marmotte est levée ? lança t-il en déposant un baiser sur le front de sa soeur.

C'était le seul à pouvoir lui faire ça, en temps normal elle détestait cela , même quand elle était avec Steve elle ne le supportait pas. C'est comme si cet endroit était seulement réservé à son petit frère et cette idée lui plaisait beaucoup.

Sam piocha dans les petits pains à peine déposés sur la table.

Hayden tu es un ange tu sais ça ? tu es en vacances et tu te lèves pour ta vieille s½ur !

Lui modestement – oui je sais...

Ils prirent donc tous ensemble le petit déjeuner dans la bonne humeur sans reparler de son rendez-vous du matin. Il faisait très beau dehors et la journée s'annonçait plutôt bien.
Après être remonté dans sa chambre, elle saisit son portable et le papier où était inscrit le numéro de David et le composa. Au bout de trois sonneries elle tomba sur une messagerie plutôt minimaliste "David Jost" . Elle aurait tout de même bien aimé avoir confirmation.

David, bonjour c'est Sam, je vous appelle pour savoir si c'était toujours d'accord pour ce matin... (silence)...pour le travail que vous m'avez proposé...ça m'intéresse... je serai là vers 11h... au revoir.

Il lui restait 2 heures pour se préparer, c'était largement jouable ! de toute manière vu les horaires de dingues qui risquaient de l'attendre il allait falloir apprendre à faire court.

- Bon, mais que vais- je porter ? Dois-je me la jouer sophistiqué comme pour un entretien d'embauche ou me la jouer nature ?... Ok se sera nature mais bien coiffé et bien maquillé tout de même !

Au bout d'une heure et demi elle redescendit. Son père était dans le jardin et Marta dans sa cuisine.

Marta ? dis-moi comment tu me trouves ? c'est pas un peu... trop !

Marta se retourna, prit le torchon qui se trouvait sur le plan de travail et tout en l'examinant s'essuya les mains.

– tu es très jolie ma chérie mais...

Sam avait remis son jean de la veille au soir et enfilé un petit cache-c½ur chocolat sur un caraco blanc à dentelle. Elle s'était maquillée légèrement et brushée les cheveux qui retombaient en grosses boucles sur ses épaules qui mettaient mon dégradé en valeur.

Mais quoi ?

– Sam ! les converses... ça va pas vraiment avec l'ensemble tu vois !

– bah quoi elles sont chouettes mes converses !?

– Sam ! t'as pas autre chose quand même ?


bon d'accord j'ai compris ! Elle sortit de la cuisine et 5 minutes après elle revint avec une petite paires de ballerines marron que Marta trouva beaucoup plus à son goût.

et bien voilà ! tu es parfaite ma chérie ! pas trop nerveuse ?

Marta prit Sam par les poignets et y découvrit tous ses bracelets.

tu es sûr d'en avoir assez comme ça ?

– tu sais bien... !


je sais mon c½ur... prends ma voiture si tu veux, si j'ai besoin de sortir je prendrai celle de ton père. Et puis comme ça tu pourras rentrer quand tu voudras !

merci Marta, bon je vais embrasser papa et j'y vais !

Marta m'étreignant – bonne chance ma chérie !

– c'est gentil ! et elle partit embrasser son père.

Sam prit donc la petite Polo noire de Marta et s'enquilla sur la route en direction du studio à l'adresse que lui avait indiqué David. D'ailleurs il n'avait pas rappelé à se sujet. Elle espérait que cela n'était pas mauvais signe. De toute manière elle n'était pas loin donc, au pire, elle ferait demi-tour.
Quand elle arriva dans la rue il était 11h15 et un gros 4X4 noir toutes vitres teintées était garé de l'autre côté de la grande grille qu'il lui avait indiqué. Elle arrêta la voiture juste derrière ces dernières et sorti.
Un homme sorti du bâtiment avant qu'elle eu le temps de sonner à l'interphone. C'était David, il s'avança vers elle lui tendant la main...

...

Voici donc la suite du chapitre 10 qui est assez long je le reconnais...
Merci à ceux et celles qui ont posté leurs com' et qui m'encouragent... leur soutien... surout ceux de mes Dino chéris m'est précieux... merci à ma Shampoo Zolie pour son aide...
Bises à tous ! Bah oui, j'ai quand même un ti' mec qui lit ma fic' ! Merci à toi Fluk 82 !

# Posté le mardi 30 octobre 2007 17:47

Chapitre 11 – Danse nocturne

Chapitre 11 – Danse nocturne
Sam se réveilla en sursaut. Elle pouvait entendre son c½ur frapper dans sa poitrine. Sa respiration était haletante comme s'il elle venait de monter les marches de l'escalier quatre à quatre. Elle essaya de se remémorer le rêve dans lequel elle était plongée à l'instant, mais la dernière image venait de se dérober à sa mémoire. Elle cligna des yeux dans la pénombre de sa chambre illuminée uniquement par la clarté pâle et froide de la lune qui avait nettement déclinée. Elle se tourna vers son réveil qui marquait 6h22. Elle sursauta de nouveau lorsque le bruit sourd du claquement de portière d'une voiture retentit sous ses fenêtres et elle se redressa immédiatement dans son lit pour écouter plus attentivement. Ce devait être ce même bruit qui venait de la sortir de ses songes.

Sam se leva et regarda par la fenêtre sans allumer sa lumière. Le van noir était garé dans le passage qui menait au studio. Les garçons venaient certainement de rentrer et n'avaient cure des habitants de cet appartement qui pouvaient bien y dormir. Avant qu'ils ne réveillent tout le monde il fallait mieux aller les calmer un peu. Connaissant les énergumènes, ils n'avaient pas dû sucer que de la glace !

Sans un bruit et les pieds nus après avoir juste passé son sweet noir à capuche griffé du logo TH, elle quitta sa chambre. En passant dans le couloir elle regarda sous les portes de Gustav et Bill mais aucunes lueurs ne filtraient ce qui indiquait que ces deux là n'avaient probablement rien entendu. Elle repensa à Bill et à sa réaction quelques heures plus tôt et un petit pincement au c½ur se fit ressentir dans sa poitrine.

Elle descendit à pas feutrés sur la pointe des pieds telle une danseuse de ballet et s'orientât vers la cuisine. Dans le couloir, était posté le type qui avait accompagné Saki, vissé à un téléphone portable qui dévisagea Sam lorsque celle-ci fut à sa portée. Le spectacle avait de quoi surprendre, une jeune femme affublée d'un caleçon d'homme, un sweet "Tokio Hotel" sur le dos et les pieds nus c'était certainement pas très habituel. Il lui sourit et continua sa conversation téléphonique.

Sam entra dans la cuisine et ne fut pas très séduite par le tableau qui s'offrait à ses yeux récemment extirpés de son sommeil. Saki était là, les bras croisés sur sa poitrine, droit comme un "i" comme à son habitude. Georg était debout mais à voir ses yeux vitreux et l'odeur de clopes froides mêlée au relents d'alcool qui régnaient dans la pièce, il était clair que lui et Tom avaient bien profité de leur folle nuit.
Mais néanmoins il n'avait pas l'air ivre à se rouler sous la table. Il sirotait un verre... d'eau, c'te bonne blague ! Tom lui, avait l'air nettement moins bien. Enfin, c'était difficile à dire pour Sam, Il était assis, les mains sur ses genoux, le front posé contre le bois de la table, sa casquette et son bandeau vissés sur le crâne et la capuche de son hoodie rabattu par dessus tout ça ! Sam ne voyait pas son visage mais il était clair que lui avait l'air à côté de ses pompes ! La jeune femme se tourna vers Saki avec un regard interrogateur. Ce dernier haussa les épaules et leva les yeux au ciel en signe de profond découragement !

- qu'est ce que tu veux que je te dises, il a 18 ans maintenant !

- je sais. admit Sam.

Alors se tournant vers Georg.

- sais-tu s'il a consommé autre chose que de l'alcool et...(humant ses vêtements) du shit ?

- peux pas te dire... il était bien occupé avec deux nanas alors je sais pas !?

Sam se tourna de nouveau vers Saki lui posant la main sur son bras.

- rentre si tu veux, il est déjà tard et tu en as assez fait...

Saki approuva. Sam se risqua à lui poser "la" question qui lui brûlait les lèvres et qu'elle n'avait jamais eu l'audace de poser jusqu'à présent. Mais ça la démangeait tant de savoir, qu'elle se jeta à l'eau même si jusqu'à présent elle avait toujours mis un point d'honneur à ne pas se mêler de la vie des garçons, ni leur demander de comptes.

- est-ce que... ça c'est terminé sur la banquette arrière ?! demanda t'elle mi-amusée mi-sérieuse.

- Sam... ça se finit TOUJOURS sur la banquette arrière !!! J'te passe les détails mais je vais devoir astiquer tout le van avant d'aller me coucher !!!

Sam eu une moue de dégoût imaginant ce qui avait pu se tramer dans le van et Saki étouffa un petit rire en lui posant la main sur l'épaule.

- Ha, ha ! non ma belle... Tom a juste gerbé dans la voiture ! ha, ha, ha ... j'me demande bien à quoi tu pouvais penser avec cette tête là ?!

Puis s'approchant de Tom, elle s'accroupit et plaça une main sur le genou du garçon et de l'autre, elle lui rabattit sa capuche dans son dos.

- Tom ?!...chuchota Sam.

- hummmmm... crie pas j'ten prie j'ai trop mal au crâne ! répondit Tom sans bouger d'un poil.

Sam, Saki et Georg étouffèrent mutuellement leurs rires dans leurs "moustaches". La scène était franchement comique selon Sam, car Tom se ventait toujours d'être le dernier à être malade le soir de leurs beuveries et là il n'était pas de première fraîcheur... même Georg à côté de lui s'avérait sobre !

- il n'a vraiment pas l'air bien ?! s'inquiéta le garde du corps.

Sam perplexe – j'ai un remède de cheval efficace pour ça... mais il va pas aimer...pourtant après il se sentira sûrement mieux !

Saki considérait Sam, amusé. Qu'allait-elle encore pouvoir inventer pour "se venger"? Il avait assisté à pas mal de batailles rangées entre ces deux là et il fallait admettre que même si ça le faisait bougonner la plupart du temps, il ne pouvait pas s'empêcher d'être mort de rire à chaque fois.

Sam s'adressant à Georg.

- tu veux bien me préparer un café s'il te plait ?

- heu...oui... si tu veux...

Georg prit une capsule de café dans le tiroir et l'ajusta dans le percolateur après l'avoir mis en chauffe.

- grande ou petite la tasse ?... Ouvrant le placard juste au dessus de la machine.

- petite ça ira ? Puis à l'attention de Tom.

- Tom ?!... Tommy ?! regarde moi tu veux ?!

- Hummmmmmmmmmm ! concéda Tom pour seule réponse en se redressant péniblement.

- quooiiiiiiiiiiii ?!............

Sam toujours agenouillée devant lui (c'est drôle, elle avait une impression de presque déjà vu dans cette scène !) lui prit le visage dans ses mains. C'était troublant comme lui aussi avait un minois si parfait, des traits si réguliers et gracieux... machinalement elle caressa de son pouce la commissure de sa lèvre où était suspendu son perçing. Tom ouvrit péniblement les yeux, la lumière était un supplice qu'il lui était pénible d'endurer.

- ça... tourne... formula t'il péniblement. A l'ouverture de sa bouche, l'image glamour que Sam séquestrait de Tom en tête, s'évanouie illico. Elle pivota la tête, suite aux "arômes" fétides qui s'en exhalaient. Son l'haleine était une abomination ! Pourtant cela ne lui fit pas perdre sa bonne humeur si matinale.

- bah mon cochon, t'arrives à emballer des filles avec une haleine pareille ?

Tom lui souriait béatement.

- tiens Sam, ton café est prêt ! lui tendit Georg.- tu as encore besoin de moi où je peux monter me coucher ?!

Sam à l'attention de Saki.

- je vais juste avoir encore besoin de ton aide un moment et ensuite vous pourrez rentrer. Je gère la situation. – Georg, c'est bon, tu peux monter...merci.

Georg quitta donc de la cuisine mais fut stoppé aussitôt dans sa course par Sam qui l'apostropha le bras tendu dans sa direction lui faisant signe d'arrêter.

- G (prononcé Gé), rends-moi service, ne réveille pas les deux autres, si tu veux te doucher prends plutôt ma salle de bain ça fera moins de bruit !

- Ok, merci Sam ! Bonne nuit...

- Toi aussi ! puis à l'attention de Tom – à nous deux maintenant ! Tu peux te lever ?

- heu... je pense ouais... mais j'me sens franchement pas très bien... ça tourne !

- tu m'en diras tant !

Tom se relava donc en s'agrippant au bras de Sam. Celle-ci en profita pour lui enlever sa casquette et la lui déposa sur la table.

-Saki, tu veux bien m'aider à l'accompagner jusqu'aux toilettes ?

demanda Sam au garde du corps qui la considérait toujours d'une manière aussi perplexe. Il s'avança donc et maintint Tom par le bras, pendant ce temps, Sam s'empara de la tasse de café et s'orienta vers le plan de travail où elle la déposa. Elle attrapa dans le tiroir des condiments la salière et en versa une bonne rasade dans le breuvage sombre et amer.

- qu'est ce que c'est ?! se hasarda Saki conduisant Tom vers les toilettes du studio escorté de la jeune femme.

- une recette à peu près infaillible contre la gueule de bois, et crois en mon expérience... ça a marché pour moi !

- sur toi ?! parce que tu bois toi ?! s'étonnât Saki.

- mais oui Môssieur, ç 'est arrivé qu'est ce que tu crois ?

- Sam... elle boit pas... elle fume pas non plus...articula laborieusement Tom.

- Non !... biensûr que non! renchérit Sam ironiquement ! ...mais en revanche elle se "pique", c'est une junky Sam,...c'est incontestable ! Mon Tommy chou, je pense qu'on est quitte maintenant ! Le dardant d'un clin d'½il entendu et dénué de ressentiment.

Ils entrèrent dans les sanitaires et Saki poussa doucement Tom pour qu'il s'appuie au mur. Il était blême et la sueur perlait sur ses tempes.

- ça va aller Saki, vous pouvez rentrer je vais m'en occuper maintenant ! dit Sam en posant la tasse de café sur le rebord du lave-mains.

- t'es sûr ?! il n'a pas l'air très en forme tout de même ?!

- il a trop abusé de l'alcool et du reste c'est tout t'inquiète pas, et... si ça va vraiment pas je ferai venir un médecin.

- sûr ?! s'inquiéta Saki.

- mais oui "nounou", allez, au lit, je gère !

Saki déposa un baiser sur la joue de Sam et sortit.

- bonne nuit ma belle !

- toi aussi à plus tard ! puis à l'attention de Tom qui ne mouftait pas – à nous deux à présent...

Sam entreprit de lui ôter son sweet-shirt. Elle descendit la fermeture, ce qui fit sourire Tom dans un élan notoire d'énergie.

- ne vas pas t'imaginer quoi que se soit Csanova, perso, je déteste abuser des gens quand ils sont sous l'emprise d'alcool ou de stup, j'ai trop envie qu'ils se souviennent de moi !...dans un haussement de sourcils très sexy.

Elle fit glisser à terre le long de ses frêles épaules, l'épaisse veste. Elle s'empara de la tasse et la tendit à Tom.

- bois ça !

Tom la dévisageait dédaigneusement.

- pas envie de café tout de suite !

- Tom, c'est pas une faveur que je sollicite là, c'est plutôt....un ordre ! coupa t'elle tendant plus près la tasse sous son nez.

- bois j'te dis... et tu te sentiras mieux ensuite...

Tom piqué au vif, agrippa la tasse sans ménagement et l'avala d'une traite. Ne s'étant pas attendu au goût de ce breuvage, la réaction s'en fit ressentir aussitôt ! Sam lui retira l'objet des mains avant qu'il ne se fracasse au sol. Il appuya une main contre sa bouche et couru ventre à terre se mettre la tête dans la cuvette des toilettes heureusement toute proche de lui.
Sam le laissa se "nettoyer" l'estomac. Certes, le procédé était désagréable mais au moins il ne se coucherait pas malade. Tom, ses mains posées de chaque côté de la cuvette, agenouillé comme sur un prie-dieu, la tête recourbée en avant, les épaules voûtées, donnait l'impression d'être en pleine prière pour faire pénitence.
Après un instant, Sam s'empara du papier de l'essuie-mains qu'elle passa sous l'eau froide et le rejoignit dans son espace réduit faisant office de confessionnal.
Elle s'agenouilla à son tour et lui posa délicatement sa main au milieu du dos. Tom se redressa un peu, pivotant son visage vers Sam.

- bordel... c'est quoi ce truc que tu m'as fait boire ?

- un bon moyen pour évacuer l'alcool ingérée et récupérer un semblant d'idées claires ! Désolé Tom mais vu ta tête il te fallait bien ça !

Des hauts le c½urs revinrent à la charge et le jeune homme se plongea de nouveau pour vomir dans la cuvette. Sam toujours la main posé dans son dos, lui maintenait de l'autre ses dreds qui glissaient indubitablement sur son visage. Sans le vouloir elle effleura sa nuque gracile ce qui lui procura une légère décharge électrique au creux de son abdomen.
Tom après un instant se redressa complètement et se laissa tomber lourdement contre la cloison de la cabine comme s'il avait été atteint mortellement par un coup fatal. Il avait les mains pendantes entre ses cuisses, reposant sur la toile de son jean quatre fois trop grand pour lui. Une jambe tendue, l'autre repliée sous lui, sa tête était inclinée sur le côté, les yeux dans le vague.
Sam s'avança vers lui pour lui passer le papier essuie-mains, imprégné d'eau, sur le visage. Il la considéra et s'abandonna aux gestes de la jeune femme, totalement vidé par ce qu'il venait d'endurer. Tom trouva la force de lui décrocher un superbe sourire ravageur : même dans les pires circonstances il savait sauver les apparences, lui et Bill n'étaient pas jumeaux pour rien.
Ils demeurèrent un moment ainsi, face à face, Tom reprenant lentement ses esprits, Sam elle aussi adossée contre la paroi de la cabine des toilettes, ses bras entourant ses jambes entrecroisées sur sa poitrine. De par la proximité du lieu ils se touchaient presque mais il fallait avouer que l'endroit était loin d'être le plus romantique du monde.

- désolé Tom, c'est pas très agréable... je sais... mais tu devrais te sentir un peu mieux après ça.
- hum, hum... donna Tom pour toute réponse.

Il y eu un long silence mais qui ne pesait sur aucun des deux et c'est Tom qui le brisa.

- je te demande pardon Sam... pour ce que Bill a présumé de toi... parce que c'est moi qui ai émis l'éventualité de certaines choses qui n'avaient pas lieu d'être.

Sam lui sourit et ironisa.

- Et ben dit donc, tu sais faire des phrases comme ça aussi bien construites toi ?!

- Nan... sérieux Sam... j'ai vraiment été con sur ce coup là... et comme je savais que Bill en pinçait pour toi... je sais pas... j'ai déconné...

Sam fut très étonnée par ce que venait de lui exposer Tom et elle se demandait si c'était la conséquence des effets de l'alcool qui le conduisait à révéler ça. "Bill en pinçait pour toi..."

- ...je crois qu'inconsciemment j'étais jaloux et... j'ai vraiment déconné Sam... pardonne-moi... t'es une fille super géniale avec nous et... vraiment désolé...

Sam, embarrassée, plaça sa main sur l'avant bras de Tom.

- je suis responsable aussi Tom... j'aurais pas du vous garder à l'écart de ça... alors on passe l'éponge et recommence depuis le début tu veux bien ?

- oh là là, j'me sent pas très bien, je crois que je vais monter me coucher...

Tom se leva, imité par Sam mais il chancela ne tenant pas encore très bien sur ces jambes. Sam instinctivement le saisit par les hanches pour ne pas qu'il tombe et il se retrouva plaqué tout contre elle. Il la regarda l'éclair d'un instant et se ravisa promptement (heureusement que je porte des pantalons larges...)
Sam, ne se rendant compte de rien le repoussa doucement pour l'aider à se redresser.

- c'est pas encore ça hein ?! l'alcool c'est une perfection à la descente mais ça devient une abjection à la remontée ! plaisanta t'elle.

- comment fais tu pour jamais te foutre en colère ?

- oh mais ça m'arrive crois moi, pas plus tard qu'aujourd'hui j'ai eu envie de vous étrangler toi et ton frère !

- non mais sérieux Sam !?

-... j'essaye de relativiser c'est tout... et puis je me rends compte de la chance que j'ai de faire partie de votre aventure à tous les quatre... et j'y prends beaucoup de plaisir la plupart du temps tu peux me croire... mais on discutera de ça un autre jour tu veux ? Tout de suite on monte et tu vas aller te rafraîchir ça te fera le plus grand bien !

Tom et Sam, un bras autour de la taille de ce dernier pour le stabiliser, sortir des sanitaires et après avoir éteint la lumière de la cuisine et vérifié que tout était fermé, regagnèrent l'appartement.

- comment tu te sens ? murmura Sam.

- j'ai l'impression d'être dans un bateau c'est horrible ! admit Tom.

- écoute... tu vas prendre ma salle de bain j'ai pas envie que tu réveilles tout le monde !

Ils pénétrèrent de ce fait dans la chambre de Sam où Tom alla se poser dans le grand fauteuil qui trônait dans le coin de la pièce, histoire de faire une pose comme si le fait d'avoir quitté les toilettes d'en bas pour monter jusqu'à la chambre de Sam représentait l'ascension de l'Annapurna !

- je vais chercher tes affaires dans votre salle de bain, bouge pas je reviens !

Sam, à pas de loup, pénétra dans la salle d'eau des garçons qui était située juste entre la chambre de Gustav et celle de Georg. Elle s'empara de la brosse à dent, sur l'étagère de Tom et empoigna un drap de bain. Elle décampa du même pas aussi léger et aérien qu'une libellule et réintégra son alcôve. En allant déposer le tout sur le rebord de sa vasque, elle nota que Georg avait abandonné les serviettes dont il avait eu besoin au sol et qu'il avait assurément tenté de transformer sa salle de bain en piscine olympique tellement il y avait de l'eau partout. Elle secoua la tête d'un air découragé mais tout sourire, et entreprit d'éponger avec ce qui traînait au sol.

Elle retourna à Tom et lui somma d'aller au moins se rafraîchir un peu le visage. Ce dernier s'exécuta en bougonnant parce qu'il s'était assoupi et que Sam l'avait tiré de sa léthargie, refermant la porte derrière lui. Sam, les mains sur ses hanches eu un petit rire nerveux. Qu'avait-elle donc pu faire à ces deux là pour qu'ils s'acharnent autant sur elle depuis ces derniers jours ? Il était vraiment temps qu'ils repartent en tournées sur les routes parce qu'au moins là, elle ne les voyait qu'en coup de vent alors qu'ici au studio c'était du plein temps et c'était exténuant.

Elle enleva son sweet noir qu'elle balança sur l'accoudoir du sofa. Toujours en caleçon et débardeur, elle inspirait par dessus tout à regagner son lit et sa couette. Elle s'assit sur le bord de l'accoudoir les mains posées sur ses genoux. De l'autre côté de la porte, elle pouvait entendre Tom se brosser les dents puis plus rien. Elle dressa l'oreille tel un félin aux aguets et le déversement du jet de la douche se fit entendre. Elle s'impatienta, remuant nerveusement ses iambes (Tom a décidé de prendre une douche... faites que ça ne dure pas trop longtemps !)

Il y eu un grand bruit sourd provenant de la salle de bain et Sam se précipita le c½ur battant la chamade, imaginant que Tom avait pu trébucher et s'affaler sur le sol. Elle fit irruption sans frapper. Tom était torse nu avec pour seul vêtement son boxer noir. Il était encore d'aplomb et le bruit venait du fait qu'il s'était brutalement adossé à la cabine de douche d'où l'eau ruisselait toujours.

Sam à présent embarrassée, le regard fuyant – pardon, Tom... j'ai entendu un bruit... et je pensais... je pensais... que tu étais tombé... ça va ?

- j'encaisse pas trop bien non !?


Sam, s'approcha de lui oubliant un instant sa tenue, après tout, ils avaient passé des vacances tous ensemble et elle avait eu l'opportunité de le voir plusieurs fois en tenue de plage donc inutile de jouer les oies blanches ! Elle appuya la paume de sa main sur son front par ce qu'il était vraiment très pâle mais la taille et pressa son bassin contre le sien. Il était désormais affublé du sourire le plus sensuel qu'il possédait, ce petit sourire aux coins des lèvres qui lui donnait un air lubrique très captivant. Sam ne pu se retenir d'exploser de rire et le refoula en s'appuyant sur les épaules du garçon.

- Tom... par ce que tu as bu je veux bien admettre que tu as des circonstances atténuantes mais n'en fait pas trop tout de même !

- ... Sam... tu sais que tu es très attrayante vêtue de la sorte...toujours la pressant un peu plus fort contre lui.

Sam, amusée plus que choquée par l'attitude de Tom - ... mais ça va pas la tête ?! vous vous êtes donné le mot ou quoi... Tom... je ne suis pas le genre de fille qu'on "bascule" sur la banquette arrière d'un van de luxe alors arrête de fantasmer tu veux ?!

- ... non... pas sur la banquette d'un van...non... mais là... sur le sol d'une salle de bain...oui...oh oui Sam... je te "basculerais" bien moi !

- Ha oui ? et pour ça je crois qu'il faut être deux non ?!

Puis renversant la situation à son avantage, à son tour elle agrippa Tom à la taille. Il était presque aussi mince et élancé que son frère, mais continuellement dissimulé sous des frusques bien trop grandes pour lui, il était laborieux de se faire une idée de sa corpulence en fait. Lentement Sam le fit reculer. Puis adoptant une voix très suave.

-... Tommy... moi je sais ce que tu as besoin tout de suite...

- ...moi aussi je sais... se laissant guider par la jeune femme qui venait de se transformer en véritable bombe sexuelle.

- ... ah oui ?!... tu sais ?!... Sam était maintenant en train de lui susurrer à l'oreille tout en le faisant reculer lentement mais sûrement.

-... alors dis moi...continua Sam.

- ... toi... dis moi... s'emballa Tom.

Habilement, Sam poussa Tom dans la cabine et tourna le mitigeur de la douche du côté bleu.

-... oui... tu as besoin d'une bonne douche froide !

Tom surprit par l'eau froide dans son dos s'arc-bouta enroulant ses bras autour des poignets de Sam. Cette dernière avait complètement oublié ses maudites cicatrices et au regard de Tom elle eu une petite appréhension.
Tom replongea ses yeux dans les siens et éclata d'un rire sonore, sans faire la moindre allusion à ce qu'il venait d'apercevoir.

-... ah tu veux jouer à ça... alors la douche froide tu vas la prendre... avec moi... riposta t'il en tirant Sam par les poignets et l'entraînant avec lui sous le jet.

Sam eu un hoquet silencieux lorsque, impuissante à la prise de Tom, l'eau vint ruisseler sur elle et sans le vouloir et se colla au corps déjà trempé de son assaillant.

- Tom ! lâcha t'elle dans une aspiration... tu triches... c'est pas du jeu !

Le garçon, les mains de nouveau placées sur les hanches de Sam riait de plus bel bientôt rejoint par une Sam dégoulinante. Complètement hilare, Tom se laissa glisser contre le plexi de la cabine et se retrouva assis les jambes légèrement écartées et les genoux pliés. Sam, elle, adossée à l'opposé, ne se retenait pas de rire non plus face au grotesque de la situation et pensa (tel est pris qui croyait prendre) Puis ils se rassérénèrent, incapables, pour dieu sait quelle raison, de bouger.
Tom regardait Sam et la vision qu'il eu d'elle à cet instant précis, allait être ébranlée irrémédiablement, même si le taux d'alcool qui circulait dans ses veines était à un niveau très élevé, il conservait une certaine part de lucidité.
Sam, lui faisant face, était debout, ses longs cheveux ruisselants sur ses épaules. Son tee-shirt était collait à sa peau et, celui-ci mouillé, laissait apparaître par transparence le buste de la jeune interprète. Son caleçon également lui collait le long des hanches, ses fesses et à la naissance de ses cuisses où Tom distinguait sa petite culotte en dessous. Il inclina la tête pour mieux l'étudier. Elle arborait une pose digne des personnages féminins des mangas, le genre petite ado farouche, uniforme scolaire, jupe courte plissée et socquettes blanches. Ses bras étaient croisés pudiquement sur sa poitrine, ses genoux et ses cuisses étaient resserrés, se croisant subrepticement mais ses mollets et ses chevilles étaient légèrement écartés, un pied bien à plat au sol et l'autre appuyé seulement sur la pointe. Cela lui donnait un petit air des plus sinueux mais aussi des plus gracieux. Elle avait des courbes parfaites. Ni trop grosse, ni trop maigre, tout en proportions. Tom ne l'avait jamais regardé de cette façon, c'était comme si Sam venait de naître sous ses yeux.

De son coté la jeune femme n'en menait pas large. Elle voulait sortir mais impossible de détacher ses yeux de ceux de Tom. Elle eu la vision d'une scène dans "le seigneur des anneaux" ou le Balrog avec son lasso de flammes, jaillissait des ténèbres et s'emparait de vieux magicien Gandalf, pour l'arracher à l'humanité et l'emporter dans les profondeurs du monde. Car Tom, à son tour, l'aspirait dans un trou noir sans fond et rien ne parvenait à l'en empêcher. Sam était intérieurement terrorisée et paralysée.

Soudain, Tom tendit la main et sans réfléchir, comme aimantée, Sam y déposa la sienne. Il l'attira à lui et elle se retrouva prosternée entre ses cuisses, les mains reposant sur ses genoux, assise sur ses talons, incapable de détacher ses yeux du garçon. L'eau froide coulait toujours, mais ni l'un ni l'autre n'en ressentaient les effets.

Tom leva son bras et sans quitter Sam des yeux, ferma le robinet d'eau. Il plaça ensuite sa main derrière la nuque de la jeune femme et l'attira à lui assez brutalement, sans retenue. Leur bouche s'écrasèrent l'une contre l'autre mais leur langue ne se rejoignirent jamais. Tom pressait Sam contre lui et cette dernière, ayant perdu la connexion avec ses yeux qui la magnétisaient, fut comme ranimée instantanément. Dire qu'elle n'avait pas envie de Tom "physiquement " aurait été pur mensonge. Mais elle savait au plus profond de son être que c'était de Bill dont elle était tombée amoureuse et que Tom n'en était que son pâle reflet à ses yeux, si ce n'est un désir plus foudroyant qui lui broyait les entrailles.

...

Durant toute la scène, ni l'un ni l'autre ne s'étaient rendu compte qu'un intrus avait pénétré cette intimité censurée et qu'il les épiait, dissimulé derrière la porte entre ouverte...

Bill avait été réveillé lui aussi par le bruit qui provenait de la cuisine. Il était resté étendu dans le noir et avait même pu entendre l'un des garçons remonter à l'étage. En fait il n'arrivait pas à trouver réellement le sommeil après ce qui c'était passé avec Sam et il regrettait de ne pas avoir été honnête avec elle. Ayant cru distinguer sa voix, il s'était relevé et avait frappé à sa chambre mais personne ne lui avait répondu. Entendant des éclats de voix de l'autre côté, il était entré discrètement. De la lumière provenait de la salle de bain éclairée, alors il s'approcha discernant des rires. Il ramassa l'ours offert à Sam qui traînait par terre et le reposa sur son lit. Bill se planta en retrait dans la pénombre de la porte et épia ce qui se tramait de l'autre côté.
...

Sam se ravisa et se releva précipitamment abandonnant Tom à son désir.

- non Tom, on peut pas faire ça...

Tom à son tour se leva. – mais tu en as envie aussi.. je l'ai vu dans tes yeux...tentant de ne pas laisser fuir la jeune femme.

Sam quitta la cabine et harponna une serviette. Mais quelle ne fut pas sa surprise et son effroi de tomber face à face avec Bill. Il était calme et souriant. Il arborait un tee-shirt blanc et un caleçon noir qui lui laissait paraître ses jambes encore plus minces qu'à la coutume. Ses cheveux lissés et ses yeux démaquillés le transformaient. Il était tout simplement... Bill et ...beau comme un dieu.
Sam était pétrifiée de terreur. Quelle situation merdique ! Tout avait foiré depuis presque 3 jours, s'était affolant !

Bill se rapprocha de Sam. Il saisit la serviette d'entre ses mains et la laissa choir. Il empoigna le bas du tee-shirt mouillé de Sam et le lui ôta. Sam était à présente frissonnante et effrayée mais en même temps placide au débarquement si inopiné de son brun adoré. Bill retira son tee-shirt à son tour et enlaça la jeune femme trempée contre lui. Il s'écarta et vint poser ses lèvres contres les siennes et une fois encore leurs langues se mêlèrent et Sam n'y opposa aucune résistance. Puis tout à coup, elle sentit un autre corps humide et brûlant se comprimer contre ses fesses, contre son dos mais elle ne bougea pas, complètement abandonnée aux bras et à la bouche de son Bill. Ainsi, Sam perdu toutes notions de temps, d'espaces et de discernement. Tout ce qu'elle percevait c'était des caresses tantôt douces tantôt appuyées sur tout son corps incandescent, comme s'il s'agissait d'un piano et qu'on y jouait une mélodie à quatre mains. Elle se sentit partir, perdre pieds par autant de désir inhibé ! Elle haletait comme un animal en chaleur. Des lèvres brûlantes se collaient contre la peau de sa nuque, de ses épaules, descendant de son dos vers la chute de ses reins. Des mains adroites cajolaient, malaxaient ses seins tendus dont la cime était devenue dure comme de la pierre volcanique. La jeune femme ouvrit les yeux un instant et regarda Bill qui, lui-même observait Tom derrière elle, accroupi, la débarrassant à présent son caleçon la laissant en petite culotte. Il affichait presque un sourire satanique sur son visage angélique. Bill, ce phénoménal paradoxe ! Sam s'empara à deux mains du visage de ce dernier et l'englouti entre ses seins. Elle l'agrippa par sa crinière sombre et se cambra sous ses baisers. Tom finit par la dénuder complètement et se frottait contre elle, basculant son bassin d'avant en arrière, de droite à gauche, pour mieux lui faire sentir son membre gorgé de plaisir et disposé à exploser en elle.
Le sentiment qui l'habitait était étrange, c'était comme si le corps de ces deux garçons ne faisait qu'un, elle ne discernait et ne respirait que Bill contre elle : un Bill tendre et charnel et un Bill fougueux et audacieux... Tom n'était que la cerise sur le gâteau qui permettait à son frère d'être un homme accompli... ce n'était pas de lui dont elle était éprise mais s'il fallait qu'il soit de la partie pour que Bill l'aime corps et âme, alors elle l'acceptait...
Alors Bill se redressa et eu vis-à-vis de la jeune femme un regard empli d'effroi. Sam, soudainement perçut un liquide visqueux et tiède couler le long de sa gorge. Le sang jaillit de son nez à gros flots et elle perdit connaissance presque instantanément lorsqu'une douleur insupportable lui martela les tempes....

Sam se réveilla en sursaut. Elle pouvait entendre son c½ur frapper dans sa poitrine. Sa respiration était haletante comme s'il elle venait de... faire l'amour. Elle cligna des yeux dans la pénombre de sa chambre illuminée uniquement par la clarté de l'aube naissante. Elle se tourna vers son réveil qui marquait 6h22. Elle porta ses deux mains sur son visage pour le dissimuler à la honte qui s'immisçait en elle. Elle avait les joues en feu et elle eu un petit rire nerveux.

- ce n'était qu'un rêve !... je crois que j'ai vraiment besoin de vacances...

Sam se leva et regarda par la fenêtre. Tout semblait encore calme dans l'appartement. Les garçons devaient certainement dormir à poings fermés. Elle se tourna vers l'ours de Bill qu'elle avait projeté au sol la veille et alla le ramasser. Elle le serra contre son c½ur toujours battant et troublé. Elle demeura ainsi un petit moment puis elle déposa le Teddy ailé sur son lit et assiégea la salle de bain d'un pas aérien.

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 14:20

Chapitre 12 – Que tombent les masques !

Chapitre 12 – Que tombent les masques !
Une fois prête Sam sortit de sa chambre pour aller prendre son petit déjeuner. Certainement que les techniciens étaient déjà arrivés à la régie vu le retard qui avait été accumulé sur l'enregistrement du nouvel album des garçons aux dires de David.

Elle était encore un peu troublée de son rêve très curieux et pénétrant de la nuit passée et elle n'en comprenait pas vraiment le sens, cependant son corps était encore tout endolori des tensions qu'il avait enduré de part l'intensité de ses songes. Malgré tout elle se sentait reposée.

En passant dans le salon pour descendre, elle aperçut un pied encore chaussé sur l'un des canapés. En se penchant par dessus, elle découvrit un bien joli tableau. Tom n'avait, apparemment, pas pu atteindre son lit ou alors il s'était endormi devant la TV qui pourtant était éteinte. Il avait une position assez inadéquate, une jambe tendue et l'autre repliée contre le cuir de l'assise du sofa. Il n'avait pas pris le temps d'enlever sa casquette, il avait un bras replié sur ses yeux et l'autre pendait dans le vide. Sam sentit ses pommettes s'empourprer lorsqu'il lui revint en mémoire le baiser échangé avec Tommy dans son rêve et cela la fit sourire. Elle le regarda un instant, les bras croisés, accoudée au canapé, légèrement penchée sur le corps étendu du jeune homme. La respiration du garçon était silencieuse et régulière. Sam se ressaisit et lui enleva le plus doucement du monde sa casquette et ses baskets qu'elle déposa à terre. Tom était comme Bill, quand il dormait, rien ne l'ébranlait ! Elle alla dans la chambre du garçon pour s'emparer de sa couette. C'était un vrai bordel ! Il y avait des fringues semés un peu partout, d'innombrables paires de tennis, des guitares, des CD dispersés ça et là, des emballages de biscuits et des paquets de clopes vides, sans parler du cendrier qui lui était plein ! Il régnait là une odeur de musc mêlée à la clope froide éc½urante, une odeur de... mâle !

Elle revint et déploya la couette sur lui. Dans son sommeil il se tourna et s'enroula dedans instinctivement. La jeune femme secoua négativement la tête amusée et décampa de la pièce.

Arrivée dans le cuisine elle eut la bonne surprise d'y trouver Gustav préparant le café. Toujours matinal ce Gustav, c'était quasiment impossible de le battre ! Toujours le premier levé, même en tournée et même s'il se couchait tard... Sam s'approcha et lui, déposa une bise sur sa joue avant de mettre l'eau à chauffer pour son thé. Gus lui sourit. Il avait la bouille d'un enfant qui venait de se réveiller. Ses yeux étaient encore tout gonflés par le sommeil et avec ses lunettes vissées ainsi sur son nez, il faisait très intello. Il ne cessait de bailler et ses cheveux dorés étaient encore tous ébouriffés.

Sam eu une idée soudaine. Pourquoi elle et Gustav n'iraient pas prendre leur petit déjeuner "extra-muros" ? Après tout, vu l'heure, il y avait peu de chance qu'ils rencontrent encore trop de monde et ça leur donnerait l'occasion d'aller faire du VTT dans le parc du centre ville.

- Gus ?!... ça te dirait de prendre les vélos et de filer prendre un petit dèj. à l'extérieur ?! Il y a un endroit dans un des quartiers à Hambourg où Ils font des gaufres "maison" comme personne et tu aurais le droit à de vraies saucisses aussi ?!

- Ouais.... ça c'est une bonne idée Sam, mais où veux-tu me traîner comme ça ?

- Hummm... surprise.... On va prendre un café avec la régie, on se change et on y va, j'ai juste un coup de fil à passer avant...

- tu crois qu'on doit se faire... accompagner ?!

- sans vouloir t'offenser mon Gusgus, avec toi j'ai beaucoup moins de soucis de déplacements qu'avec Bill ou Tom.

Gustav adopta une légère moue offusquée. Sam le rejoignit et l'étreignit faussement pour le réconforter.

- mais non ! c'est pas ce que je voulais dire... toi tu te vêts de manière à te fondre dans la masse ici, mais pas Bill ni Tom si tu vois ce que je veux dire alors tu ne risques pas, du moins j'espère, de créer une émeute mais si tu y tiens je peux arranger ça ?!

- NON !... brailla Gustav... non merci Sam... ça ira comme ça ! éclata t'il de rire.

- on va juste laisser un message à David qu'on s'absente, maximum (Sam regarda sa montre) jusqu'à onze heure ! Je dois le voir aujourd'hui pour des modifs ou je sais pas quoi concernant mon contrat et voir pour votre planning des prochaines semaines et puis il faut que je le vois aussi pour mes vacances !

La jeune femme frappa frénétiquement dans ses mains. Cela faisait longtemps que Sam attendait enfin de pouvoir prendre le large quelques semaines et d'évacuer la pression ambiante qu'elle ressentait depuis un certain temps déjà. Elle avait la sensation de vivre dans une prison dorée et elle avait un besoin urgent de liberté ! Les dernières, qui n'en étaient pas vraiment, remontaient à décembre dernier où elle et l'équipe étaient allés une semaine en Afrique du sud pour tourner le clip de la version anglaise de "Monsoon". David, sachant qu'avec le planning des TH elle ne pourrait pas partir tout de suite, lui avait proposé de les accompagner et de ne rien faire sauf de profiter de l'hôtel et de la piscine. Là on arrivait fin avril et elle avait un désir enragé de s'éloigner du groupe mais surtout de Bill un moment, afin de reprendre ses esprits et d'y voir plus clair ...

Sam, tout en finissant de préparer sa tasse de thé sortit son portable de sa poche (ce qui faisait sourire Gus et même les autres à chaque fois, car un petit "Stich" en peluche pendait en son extrémité, cadeau offert par Anna lors de leur dernière visite au Parc Euro Disney). Elle composa le numéro de David. Leur conversation ne dura pas très longtemps mais apparemment ce dernier donna son approbation. C'est drôle parce qu'il était nettement moins favorable quand cela concernait les twins ! Avant de faire le numéro suivant, Sam envoya Gustav demander aux gars s'ils voulaient un café et ce dernier s'exécuta la mort dans l'âme en jetant à la jeune femme un simple :

- d'accord si je dérange faut le dire... et il sortit de la cuisine.

Marta décrocha le combiné et fut très heureuse d'entendre la voix de sa belle-fille. Sam lui demanda s'ils pouvaient venir prendre le petit déjeuner avec Gustav à la maison, lui suppliant presque de préparer ses fameuses gaufres et saucisses. Comme il n'était pas encore trop tard Marta accepta, heureuse que Sam passe les voir après leur ballade à vélo et que tout serait prêt pour 9h30.
Il était arrivé deux ou trois fois que Marta prépare à dîner pour la petite bande. C'est vrai qu'ils n'étaient pas loin et même si le père de Sam était un peu plus réticent à tout ça, pas désagréable mais toujours sur ses gardes vis à vis de sa fille, Marta adorait cuisiner ou préparer des petites choses à leur emporter quand elle venait passer une nuit à la maison.
Depuis la fin de l'année, Marta ne travaillait plus qu'un jour sur deux et aujourd'hui c'était jeudi et ça tombait bien justement !

Sam prit sa tasse de thé et alla dire bonjour aux techniciens qui étaient arrivés à la régie. Il y avait seulement Patrick et Dave, conversant avec Gustav. Ils échangèrent quelques mots tout en sirotant leur boisson puis Gus et Sam remontèrent se changer pour partir faire leur ballade, seuls tous les deux. Cette idée comblait beaucoup Gustav, non pas qu'il ait des vues sur la jeune interprète, mais il affectionnait singulièrement dialoguer avec elle. Il pouvait aborder tous les sujets, ce qui n'était pas franchement le cas avec ses compères qui, à l'heure actuelle, s'imaginaient que la vie était une fête gigantesque qui avait commencé il y a un an et qui n'en finissait pas !
Avec Sam c'était différent, même si elle même s'amusait beaucoup de cette vie de folie, elle était très terre à terre et ainsi, Gustav se sentait comme "à la maison".

Ils repassèrent ainsi devant un Tom toujours endormi et sûrement encore pour un bon moment. En fait, tout l'appartement était encore anesthésié. Sam avait passé une tenue beaucoup plus conventionnelle pour le VTT, son baggy noir (que Tom adorait), son sweet blanc griffé 64, ses baskets montantes blanches Nike et sa casquette noir portant la même marque que son hoodie. Gustav la trouva ravissante avec sa queue de cheval, c'est vrai qu'elle n'était pas très féminine mais tout lui allait ! Lui, s'était habillé quasiment à l'identique mais selon lui avec beaucoup moins de "sextitude".

...

Tous les deux, sac sur dos, enfourchèrent leur vélo et décampèrent par l'arrière du studio pour ne pas susciter les soupçons d'éventuels curieux toujours plus ou moins à circuler devant le bâtiment essayant d'épier le moindre mouvement.
Ils filèrent à toute allure en direction du centre de Hambourg pour rejoindre le parc d'Alster Lakes et ses voies vertes. Ils traversèrent le pont Kennedy et arrivés dans le parc, Gustav et Sam modérèrent leur allure et adoptèrent une vitesse de croisière plus modérée, roulant désormais côte à côté.

Une magnifique journée printanière s'annonçait en cette fin d'avril. L'astre solaire s'extirpait lentement de sa torpeur par delà les brumes matinales. Il était encore un peu timide mais d'ici une heure ou deux il serait en pleine forme et sa caresse se ferait très certainement douce sur la peau.

Tous deux échangèrent quelques paroles sans importance : la fréquentation assidue du parc à cette heure du jour, une joggeuse très court vêtu malgré la fraîcheur matinale et un étonnant Terre-neuve batifolant dans l'eau du lac.

Sam inspira une énorme bouffée d'air dans ses poumons comme pour s'enivrer. Elle chérissait les sensations que lui procurait dame nature : l'exhalaison de la terre qui se réchauffe subtilement au printemps, le parfum de l'herbe récemment tondue, de la veille sans doute, le frôlement du vent sur les feuillages vierges et verts des arbres. C'était une bénédiction, une impression de plénitude extrême, le sentiment d'être encore vivante, tout naturellement.

Gustav éclata de rire lorsque la jeune femme se risqua à rouler sans les mains à la manière de Léonardo à la proue de son Titanic qui allait couler quelques heures après ... Elle gigotait sur sa selle s'évertuant à maintenir son équilibre et c'était très cocasse, pour tous les deux.

Ils s'immobilisèrent un instant à la hauteur d'un haut saule pleureur dont les ramures baignaient dans l'eau claire du lac, ondulant dans un ballet aquatique dû au céleste courant marin. Ils demeurèrent ainsi dissimulés sous ses branches dans le but d'observer sans se faire surprendre, une canne suivie de ses sept petits canetons évoluer sur la surface miroitante de l'étendue d'eau. De là où ils étaient placés, cela donnait l'effet que la petite troupe patinait sur de la glace et c'était charmant.

Ils marchèrent ensuite jusqu'à un banc qui bordait le lac et s'y installèrent après avoir déposé leur VTT à terre l'un sur l'autre. Gustav allongea ses jambes, ses mains croisées derrière la tête. Sam s'empara d'une petite boite métallique dans son sac pas plus grande qu'une boite d'allumettes. Gustav l'observait du coin de l'½il ses yeux cachés derrière des lunettes de soleil. Sam ouvrit la boite et il se rendit compte qu'elle contenait deux morceaux de sucre et il comprit. Sam en saisit un qu'elle engloutit dans sa bouche, le laissant fondre sur sa langue. Gustav lui sourit quand elle lui tendit celui qui restait et déclina poliment l'offre, il ne voulait surtout pas la priver de son "remède" !

- est-ce que ça s'est arrangé avec Bill ? se hasarda Gustav.

Sam ne s'attendant pas à cette question, Bill était assez loin de ses pensées à cet instant présent et ça l'arrangeait bien, fut prise au dépourvu. Une petite boule lui remonta instantanément dans la gorge et elle dut détourner son regard pour ne pas montrer à Gustav que ses yeux la piquaient tout à coup. Elle ne répondit rien, les yeux perdus sur le lac à scruter un équipage d'aviron évoluer sur l'eau.

Gustav continua sur un ton qui se voulait réconfortant.

- les relations humaines sont parfois bien compliquées n'est ce pas ?! Et quand c'est un Bill Kaulitz-Trümper qui est impliqué ça en prend tout son sens !

Sam ne put empêcher une épaisse larme de perler sur sa joue et elle l'éjecta hâtivement du revers de la main en souriant à Gustav.

- pourquoi tu dis ça ?

- tu sais, j'accompagne Bill depuis un certain nombre d'années maintenant donc je le connais bien ! C'est un type génial que j'adore... vraiment... mais il est également très torturé et anxieux alors ses relations avec les autres sont parfois "stériles" tu sais ! Mais c'est drôle, par ce qu'avec toi, j'ai l'impression qu'il mène une lutte intérieure de tous les instants...

- stériles ? répéta Sam.

- oui... j'veux dire par là qu'il a beaucoup de mal à accorder sa confiance aux autres... le seul dont il ait confiance à 100% c'est certainement Tom ! Même Georg et moi c'est pas toujours évident tu as bien dû t'en apercevoir...

Sam acquiesça un sourire pincé aux lèvres.

... mais cela ne veut pas dire qu'il ne nous aime pas... il est seulement dans sa bulle la plupart du temps. Bill s'est tracé une ligne de conduite et de vie depuis sa plus tendre enfance je pense, et il m'est avis qu'il ne tolère aucun obstacle sur sa route. Quand il en rencontre un... ça le déstabilise et il pense que cela peut le mettre en danger, ce qu'il déteste ! Donner une image forte et sûre de lui c'est son leitmotiv tu sais alors dévoiler le côté faible et fragile de sa personnalité n'est pour ainsi dire pas concevable pour lui ! Tout le touche, c'est un hyper sensible caractérisé, on le sent à travers les textes qu'il compose... mais tu as vu dans quel état il peut se mettre quand cela ne lui convient pas ou qu'il se sent agressé !?

Sam baissa la tête en souriant.

- ça oui j'ai vu...

- en même temps c'est ce qui vous a rapproché tous les deux il y a quelques mois... tu a su t'introduire dans une brèche en trouvant les mots justes...

Sam se souvenait de cette fois là... ce jour, à peu prêt trois ou quatre semaines après son arrivée, où elle avait assisté à une colère monumentale du jeune chanteur.

Flash back

Ce fameux matin, arrivée au bureau vers 7h30, Sam n'habitant pas encore au studio, elle s'y enferma pour consulter les mails provenant du siège d'Universal pour entreprendre l'élaboration du planning du groupe. La pauvre avait débarqué en plein "marathon médiatique" et sa tâche n'était pas très aisée mais David l'aidait beaucoup à s'adapter à tout ça. Les garçons enchaînaient télé sur télé depuis la fin de leur tournée "Schrei", séances photos, tournage de clip et interviews pour de nombreux articles de journaux et magazines divers Allemands, sans compter les cérémonies de récompenses...

Cela devait faire bientôt trois bonnes heures qu'elle travaillait quand des éclats de voix retentirent de l'autre côté de la porte. Elle sursauta, absorbée dans son travail, et en tendant l'oreille, elle reconnu les voix de Bill hurlant et de son frère qui semblait plus modéré. Elle ne bougea pas mais apparemment les deux garçons se querellaient fortement utilisant un certain nombre de noms d'oiseaux que Sam ne connaissait même pas de cette langue. Elle se leva d'un bond lorsqu'elle entendit un gros boom et que la cloison du bureau se mit à vibrer.
Elle sortit pour voir ce qui se tramait. Tom était plaqué au mur par son frère méconnaissable pas son état de fureur. Le visage de ce dernier était rouge de colère et il aboyait à la face d'un Tom rieur, comme un chien après un passant. Son bras était replié sur la poitrine de son jumeau pour l'empêcher de bouger. Tom tenait un journal froissé dans sa main droite et Sam se demandait s'il faisait l'objet de cette altercation. En un mois à peine elle avait pu se rendre compte que les deux frères entretenaient une relation bien particulière et exclusive et qu'autant ils pouvaient être complices, autant ils pouvaient également se montrer très "rotor" l'un envers l'autre.
Cependant Sam n'avait encore pas assisté à pareil excès de colère entre eux, et Tom qui s'en amusait n'allait pas améliorer la situation de son frère.

- que se passe t'il ? demanda Sam inquiète.

Bill se tourna vers elle mais son regard était si empli d'agressivité que la jeune femme eut presque peur.

- te mêle pas de ça Sam tu veux ?

Tom se tourna vers elle à son tour.

- t'inquiète Sam ! Le petit Macky nous fait sa crise par ce qu'il n'a pas apprécié la critique faite sur sa tenue vestimentaire et son maquillage outrancier lors de la remise de la récompense d'hier soir, les journaux en ont fait leur choux gras !

- toi la ferme ! renchérit Bill appuyant plus fort son bras sur le cou de son frère. Il était tellement en colère que les larmes perlaient sur ses joues.

Sam se précipita sur eux pour inciter Bill à relâcher sa proie. Elle l'agrippa par le bras qui retenait Tom.

- Bill arrête, tu vas lui faire mal comme ça, c'est ce que tu veux vraiment ?

La jeune femme essayait de capter son attention dans le but de l'apaiser mais il s'avérait tellement remonté par Tom et le reste, qu'il ne desserra pas sa prise d'un poil.

- Bill, ne fait pas attention à ce qui est mentionné là-dedans !

Continua t'elle en s'emparant du journal de la main de Tom et en le balançant à l'autre bout du couloir.

si tu commences à prendre au pied de la lettre tout ce que vont cracher les détracteurs à ton sujet tu n'iras pas bien loin... il faut que tu te détaches de tout ça, ce n'est que du venin et il est mortel !

- c'est facile à dire quand c'est pas toi qui est visée... et lui qui en rajoute !

Sam saisit Bill par les épaules, s'interposant maintenant entre les deux garçons plus grands qu'elle. Georg et Gustav ayant entendu les éclats de voix arrivèrent bientôt et considérèrent la scène en silence, impuissants mais guettant le moindre faux pas.

- Bill... s'il te plait arrête...ça ne sert à rien de te mettre dans des états pareils... tu vaux largement mieux que ça !

A ces mots, il glissa son regard sur Sam. Il percevait dans ses yeux noisettes, un mélange d'inquiétude mêlée à la bienveillance et la tendresse. Sam le contemplait comme le faisait sa mère lorsqu'il doutait de lui et qu'elle venait le soutenir ou le consoler. Il finit par relâcher son étreinte et Tom en profita pour se soustraire à lui.

- finalement il a de la force pour une fille ! renchérit Tom.

Mais là c'était la goutte d'eau de trop !

- je vais te tuer sale connard !

Bill se fondit de nouveau sur lui mais dans son élan il bouscula une Sam complètement prise au dépourvu d'une telle force, que celle-ci trébucha et alla terminer sa course contre le mur. Voyant ça, Georg intervint se jetant sur Bill et le stoppa net. Il était plus petit certes mais plus costaud aussi ! Gustav de son côté se précipita sur Sam qui avait la lèvre en sang et qui essayait de se relever tant bien que mal. Néanmoins, le plus sereinement du monde elle réussit à dire :

- je vous suggère, si vous ne pouvez pas vous supporter, d'aller faire un tour chacun de votre côté et de vous éviter un moment espèce de primates sous évolués !

Tom tourna les talons et disparut, remontant vers l'appartement. Bill se tourna vers Sam et voyant qu'elle saignait se sentit subitement très mal à l'aise. Sur un ton plus léger Sam poursuivit.

- il va falloir que je me mette aux sports de combats pour vous séparer la prochaine fois ou alors il faut que je demande à David d'inclure une prime de risque dans mon contrat !

Gustav et Georg rigolèrent à la réflexion de la jeune femme, ...jaune, ...certes... mais ils riaient.
Bill, vexé plus par le fait d'avoir blessé Sam sans le vouloir que ses paroles, se libéra de l'étreinte de Georg et disparut derrière la porte qui menait vers les loges d'enregistrement.

- et bien dites moi... ils en viennent toujours aux mains ces deux là ?!

- Gus et moi on a l'habitude Sam... c'est l'amour vache entre eux...

- oui et la plupart du temps on fuit l'arène et on les laisse se débrouiller tout seul, même David a comprit ça... mais quand ça va se savoir...

- ouais...même que ça a failli se terminer à coup de poêle y a pas si longtemps ?!

- merci pour m'avoir prévenu les gars et... laissez tomber, inutile d'en parler à David...

- bah il fallait bien que tu te rendes compte par toi même ! insista Georg.

Sam se tourna vers Gustav l'air incrédule.

- il plaisante là ?!

- j'ai bien peur que non... aller... viens mettre de la glace sur ta lèvre avant qu'elle ne gonfle trop !

Tous les deux se dirigèrent vers la cuisine et Georg repartit à ses occupations comme si de rien n'était.

- ça va aller Sam ? s'inquiéta Gustav préparant des glaçons dans un pochon réservé à cet effet.

- oui, je pense... c'est Bill qui m'ennuie en fait, je ne l'avais encore jamais vu comme ça !

- en même temps tu n'es là que depuis peu ! plaisanta le garçon et ajustant la glace sur la lèvre de Sam qui grimaça.

- oh pardon, jt'ai fait mal ?!

- non... c'est juste...froid... j'espère qu'ils ne vont pas me faire ce coup là trop souvent quand même ? dit-elle d'un air absent.

- c'est pour ça qu'on s'en mêle jamais Sam ! Nous on fait profil bas quand la moutarde leur monte au nez à ces deux là !

Sam observa le sac que Gustav avait posé sur sa lèvre inférieure.

- ben dit donc vous êtes équipés !

- ah ça... c'est à moi, je mets ça sur mes poings certains soirs pour les faire désenfler un peu.

- je ne pensais pas que batteur était un métier aussi risqué que ça ! et tous deux s'esclaffèrent.

David entra précipitamment dans la cuisine. Il regarda Sam d'un air attentif et à l'attention de Gustav.

- mais qu'est-ce qui se passe encore ? On vous attend en régie merde, vous croyez que c'est les vacances où quoi ?... Sam ?... qu'est ce qui t'es arrivé ?

Sam posa ses yeux sur Gustav lui adressant un petit signe entendu.

- rien...j'me suis cogné mais c'est pas grave, Gustav s'occupe bien de moi !

- putain où sont les autres, j'viens d'arriver et c'est le bordel ! J'vais pas passer ma vie à vous materner quand même merde ?!

Puis David sortir comme une furie.

- à mon avis pour je ne sais quelle raison il a du se faire remonter les bretelles ! en déduisit Gustav. Ca a dû gueuler dans les hautes sphères je ferais mieux d'aller chercher les autres, et Bill qui va encore faire sa "diva" et planter le groupe pendant quelques heures ! souffla t-il désespérément.

- où est-il parti ? je vais essayé d'aller lui parler.

- soit dans la salle d'enregistrement des voix soit dans le studio où il y a le piano. Quasiment personne n'y met les pieds alors quand il fait la gueule c'est souvent là qu'on peut le trouver ! Mais je te souhaite bonne chance !

- merci Gustav... j'veux dire... pour la glace !

- Oh ... de rien...!


Il disparut à l'étage chercher Tom et Sam, après avoir déposé la poche de glace dans l'évier et vérifié que sa lèvre n'avait pas triplé de volume, se dirigea vers la régie.
Elle passa discrètement devant la porte et pu entendre que ceux qui étaient présents, dont Georg et David, discutaient bruyamment.
Elle s'orienta donc au fond du couloir passant devant la salle où étaient entreposés tous les instruments du groupe et s'introduisit dans la pièce qui renfermait le piano. Un magnifique demi-queue laqué noir Yamaha.

Bill était bien là, assis par terre le dos collé au mur, sa tête enfouie dans ses bras croisés sur ses genoux ramenés sur sa poitrine. Il ne redressa même pas la tête à son entrée impromptue.
Sam le considéra un instant ne sachant trop comment l'aborder. Puis elle s'avança vers le piano tournant ainsi le dos à Bill. Elle s'assit sur le banc et l'ajusta pour qu'il soit à la bonne hauteur. Elle fit pivoter le couvercle du clavier et posa ses mains un instant sur ses genoux (il paraît que le musique adoucit les m½urs, voyons ça !?)
Ses doigts agiles se mirent à virevolter sur le clavier du magnifique instrument. Jouant des pédales, la tête bien droite et sachant ce qui lui en coûtait, sa voix s'éleva doucement dans la pièce.

http://fr.youtube.com/watch?v=LYnb27C62nU

[
i]Many's the time I ran with you down
The rainy roads of our old town
Many the lives we lived in each day
And buried altogether

Don't laugh at me
Don't look away
You'll follow me back
With the sun in your eyes
And on your own
Bedshapes and legs of stone
You'll knock on my door and up we'll go
In white light
I don't think so
But what do I know ?
...

Bill releva lentement son visage sur la jeune femme dont il ne voyait que la nuque dégagée et la cambrure prononcée de la chute de ses reins. La voix de Sam était juste et claire malgré quelques défaillances mais elle chantait plutôt bien selon lui et en anglais s'il vous plaît !

...

I know you think I'm holding you down
And I've fallen by the wayside now
And I don't' understand the same things as you
But I do

Don't' laugh at me
Don't look away
You'll follow me back

With the sun in your eyes
And on your own
Bedshapes and legs of stone
You'll knock on my door and up we'll go
In white light
I don't think so
But what do I know ?
What do I know ?
I know...

Sam a la fin de son morceau pivota sur son siège et fit une révérence à Bill voyant qu'il avait l'air d'être sorti de son mutisme. Sans attendre son reste, elle se leva et alla s'asseoir prêt de lui dans la même position un grand sourire aux lèvres qu'il lui renvoya aux centuples.

- je préfère tout de même te voir sourire c'est plus agréable !

Bill tendit son index sur la blessure de la jeune femme laquelle baissa la tête quelque peu gênée.

- je suis désolé Sam, je ne voulais pas...

- c'est bon ! le coupa t'elle – je vais m'en remettre mais c'est promis... la prochaine je ne m'en mêlerai pas et je te laisserai t'étriper avec ton frère !

Bill sourit légèrement faisant une petite moue boudeuse qui subjugua Sam.

- toute cette pression commence à te peser n'est ce pas ? Tu n'as pas besoin de le dire je le vois bien tu sais !

- je n'ai pas le droit de me plaindre ! rétorqua Bill le regard noir et la mine renfrognée.

- tu es trop sévère avec toi même Bill ! Tu n'as peut être pas le "droit" de te plaindre comme tu le dis, mais tu as le droit d'être fatigué, tu as le droit de ressentir la pression, tu as le droit d'avoir envie de souffler un peu d'ailleurs ! Tu es un être humain pas une ... machine ?! riposta Sam irritée.

Bill écoutait la jeune femme attentivement les yeux fixés devant lui dans le vide.

- tu ne comprends pas Sam,... on attend tellement de moi... de nous... on en avait rêvé mais on ne pensait pas que cela arriverait si vite et que cela prendrait de telles proportions !

Sam se déplaça et s'assit en tailleur pour être désormais face à lui et l'obliger à la regarder dans les yeux. Elle posa ses mains sur ces avant-bras toujours croisés sur ses genoux.

- écoute moi bien Bill Kaulitz-Trümper, c'est vrai que je ne te connais pas assez pour prétendre te dire ce que tu as à faire et c'est vrai aussi qu'il y a un mois à peine je n'avais pas la moindre idée de votre existence à tous les quatre ! Mais ce que je sais aujourd'hui, c'est que vous être un groupe fabuleux et aimé ici en Allemagne et dans toute l'Europe de l'Est, que votre popularité s'étend vers l'Europe entière comme une traînée de poudre et que l'accueil frileux de la France n'a duré que le temps d'un frisson justement, parce que là-bas on vous réclame à corps et cris !
Alors oui tu as le droit d'éprouver de la colère quand une critique te blesse, oui tu as le droit d'exprimer ce que tu penses sans qu'on te dicte ta conduite parce que tu n'es plus un gamin même si tu n'es pas encore majeur ! Vous n'êtes pas des animaux qu'on musèle pour ne faire que de la représentation ! Vous avez cette chance de pouvoir faire passer des messages alors faites le bon sang et assumez-en toutes les conséquences aussi bien pour le bon que pour le mauvais !

Bill, ce n'est pas la presse qui fera que votre succès va croître et durer, elle, n'est là que pour faire du chiffre sur votre dos alors tu peux me croire que si elle peut baver les pires saloperies ou critiquer ouvertement ta manière d'être, de te fringuer ou mêmes tes orientations sexuelles elle ne va pas se gêner !
Ecoute, jusqu'à présent vous ne représentiez pas un réel "danger" parce que cela ne sortait pas de vos frontières et qu'on vous considérait seulement comme un groupe de "beaux gamins rêveurs". Aujourd'hui, c'est différent, vous jouez dans la cour des grands et ça ne plait pas à tout le monde et ceux à qui ça ne plait pas, vont faire tout leur possible dans le but de vous "briser" pour vous voir vous ramasser gentiment ! Alors... qu'est ce que tu souhaites au juste ?


Bill dévisageait Sam, interloqué par tant d'éloquence or, jusqu'à présent, elle n'avait pas ouvert beaucoup la bouche se faisant même très effacée. Malgré cela, ces mots ne le réconfortaient pas. Il était mal, vraiment très mal et il avait l'impression que Sam lui passait un savon alors qu'elle ne voulait que l'aider ! Sa mère ne procéderait pas de cette manière. Sa mère le saisirait et le serrerait dans ses bras pour l'embrasser et lui dire des mots tendres et consolants, des mots d'une maman pour son petit garçon triste et égaré ! C'est ce dont à quoi il aspirait à cet instant précis, que sa mère le prenne contre lui, sentir son c½ur battre, qu'elle le berce pour l'apaiser ! Mais sa mère n'était pas là, Bill était un garçon de 17 ans, adulé par des milliers de fans et pourtant terriblement seul à cet instant. Cette affliction le dégoûtait plus que tout parce que cela n'était pas dans ses habitudes. Et craquer comme ça devant une fille qu'il connaissait à peine, il n'en était pas question ! Puis il repensa au morceau de piano qu'elle venait de jouer, cette chanson de Kean si mélancolique et un flot de larmes vint enserrer sa gorge ! Il essaya de le réprimer luttant de toutes ses forces.
Son front se plissa et son menton se mit à trembler. Il serra ses poings si forts que ses ongles pénétrèrent la chair de ses paumes.

- et si tu t'abandonnais à ton chagrin pour une fois au lieu de le refouler, personne n'est là pour te juger Bill, surtout pas moi ?!

A ces paroles, comme une délivrance, Bill renonça à sa lutte intérieure et s'abandonna à ses sanglots devant elle, enfouissant son visage dans le creux de ses bras. Sam s'en voulait de le pousser ainsi dans ses retranchements mais depuis combien de temps ne s'était-il pas laissé aller? Pleurer n'était pas une fin en soi. Dans son cas à elle par exemple, c'était l'aboutissement d'une chose qui l'amenait vers une autre. Eliminer le poison de cette emprise malfaisante à tout prix, pour aboutir à une certaine sérénité et entrevoir des perspectives sous un jour nouveau !
Touchée également par le chagrin de Bill, Sam se fit violence pour ne pas, elle aussi pleurer, cela aurait été cocasse !
Elle posa donc sa main sur la tête brune du jeune homme, toujours agrippée à son bras de l'autre et, comme si c'était un réflexe inconditionné chez l'être humain ce mouvement de "balancement" pour tempérer les souffrances et les tensions, elle le berça doucement.
Ils restèrent un instant dans cette position, presque tête contre tête.

De l'autre côté du couloir, des pas de firent entendre et en redressant la tête, Sam trouva le visage de David collé au carreau. Son exaspération s'effondra comme un soufflet à la vue de Sam consolant Bill. Depuis le temps qu'il côtoyait le jeune homme, c'était bien l'une des rares fois où il le surprenait à se répandre de la sorte. Sam posa son index sur sa bouche mimant le silence et lui fit un petit signe pour qu'il s'éloigne ce qu'il fit sans demander son reste. Décidément cette petite "Gauloise" avait plus d'une corde à son arc !

Au bout de quelques minutes, qui toutefois parurent une éternité à Sam, Bill se décida à déloger son museau d'entre ses grandes jambes filiformes. De profonds sillions noirs dévalaient le flanc de ses joues rosies. Sam était toujours face à lui, dans la même position, son menton reposant sur ses mains croisées au dessus de ses genoux. Leurs jambes étaient quasi enchevêtrées entre elles. Tous deux se frôlaient de par leur proximité que Sam préservait pour montrer à Bill qu'elle était là pour lui et qu'elle n'était pas son ennemie.

Puis elle se hasarda.

- comment te sens-tu maintenant ?

-... vide !

- c'est un bon début !


Bill la dévisagea.

- bien oui,... si tu m'avais répondu en colère c'est que tout ce venin n'aurait pas été régurgité !

Sam sorti un mouchoir brodé de la poche arrière de son jean. Il était propre, bien que le jeune homme ne chercha pas à savoir et elle entreprit de lui effacer les stigmates de "peinture" qui avaient débordé sur ce portrait si magnifique et dénué de défauts.

- sèche tes beaux yeux... tu aurais du me le dire tout de suite que je chantais comme une casserole plutôt que de te mettre dans un état pareil, ... j'aurais compris !

Bill s'esclaffa.

- et bien je préfère te voir ainsi, tu portes si bien le sourire!...Ta colère est vaincue, tu vas pouvoir te retrouver maintenant !

- merci Sam...

- et merci pourquoi je te prie ?

- d'avoir été là !


- tant que je serai là Bill tu pourras toujours compter sur moi...et puis en France il y a un adage qui dit qu'on ne remercie que les gens dont on n'a plus besoin !...

A son regard interrogateur Sam vit que Bill n'avait rien compris à ce qu'elle venait de dire.

- ah si !... une dernière chose... je ne trouve pas que tu sois un garçon mal dégrossi qui hésite encore sur ces convictions sexuelles, je trouve que tu portes très bien le cuir, les chaînes et autres breloques et pas comme un pseudo-gothique qui se cherche encore. Je suis certaine d'une chose, c'est que tu n'es pas anorexique vu ce que je te vois engloutir à longueur de journée, que je crève de jalousie devant ta manucure impeccable même si elle est fausse, ça... personne n'est obligé d'en avoir connaissance...j'aime ta façon de te farder les yeux, si à l'avenir tu me promets de laisser tomber le fard bleu, et j'adore ta manière d'accaparer l'espace autour de toi parce que tu irradies dans ces moments là et c'est extrêmement communicatif !

Bill fut surpris. Sam venait pour ainsi dire d'énumérer toutes les critiques que le journal avait déblatéré suite à la remise des récompenses de la veille.

- Bill... tu as un look, tu as une gueule... ne laisse personne te dire le contraire... trace ton chemin et ne te préoccupe pas de ce que les autres vont penser... la vie est trop courte...

Bill se rapprocha de Sam qui faisait une tête de moins que lui et l'enlaça affectueusement....Il venait de trouver en elle l'amie qui lui manquait autre que son frère ou Andréas qu'il ne voyait plus aussi souvent.

Retour sur les bords de l'Alster Lake.

- c'est incroyable l'eau qui a coulé sous les ponts depuis un an... j'ai l'impression que cela fait un siècle alors que c'était presque hier ! concéda Sam mélancolique.

- tu sais... quelque chose me dit que notre Macky a craqué pour toi !

Sam se sentit rougir aux paroles de Gustav. Se pouvait-il qu'il sache ou qu'il les ait surpris elle et Bill ?

- c'est vrai... pendant tes deux jours de coma il n'a quasiment pas quitté ta chambre, il ne cessait pas de dire que c'était de sa faute !

- non ce n'était de la faute de personne, surtout pas celle de Bill, la seule responsable c'est moi !

- oui... mais cela n'empêche qu'il en pince pour toi, je pense qu'il s'est fait prendre à son propre jeu avec Tom et qu'il ne devait pas s'y attendre ?!

- tu peux éclairer ma lanterne là parce que je saisis rien à ce que tu dis ? T'es pas obligé de me parler de manière codée tu sais, les autres ne sont pas là !

- bah oui, depuis que tu es arrivée ils ont parié à savoir lequel des deux réussirait à te séduire en premier, je pense qu'après tout ce temps il espère encore gagner contre son tombeur de frère !

Sam demeura interdite. Les choses se mirent en place tout doucement dans sa tête et le rire innocent de Gustav l'agaça tout à coup ! ( Alors c'était ça ?! Un pari idiot entre des frangins ?!) Puis réalisant sa bêtise et sa naïveté elle éclata nerveusement de rire à son tour !

- mon dieu... mais qu'est ce que j'ai été stupide ! Je me suis faite avoir comme une débutante ! Vraiment... trop fort ce Bill !

- oui franchement... s'il pensait pouvoir t'avoir comme ça... il s'est foutu le doigt dans l'½il !

Sam, maintenant très énervée mais ne voulant pas rompre le charme de ce moment passé avec Gustav regarda sa montre et se leva promptement.

- bon, on y va ! Le p'tit dèj nous attend... et tout bas (et mes vacances aussi...)

Elle ne décrocha pas un mot les quelques minutes qui suivirent essayant désespérément de ravaler sa ranc½ur et faire disparaître la brusque vague de colère qui s'insinuait en elle ! Alors elle pensa à son amie Anna et aux vacances qu'elles devaient passer ensemble, à David et à son contrat parce que c'était la-dessus qu'elle devait se concentrer avant tout : son travail !
Elle s'était faite berner par Bill, elle s'était dévoilée faible, à elle de redresser la barre et de rectifier le tire !
Elle se sentait pitoyable de s'être ainsi livrée et épanchée sur le jeune chanteur. Elle s'en mordait les doigts ! Etait-ce le coma qu'il l'avait atteinte à ce point ? Ou alors était-elle dans un manque d'amour et de sexe si évident que cela lui montait à la tête ? Ce cloisonnement vécu depuis des mois avec les garçons avait fini par la couper du monde et elle ne mesurait l'ampleur du phénomène qu'aujourd'hui !
(Je vais devoir m'initier à jouer les "Tom" pour assouvir d'incontestables appétits naturels... et pourquoi pas "jouer" avec Tom justement... moi aussi je veux me divertir un peu...) Elle savait que c'était la colère qui lui dictait de telles pensées mais pour le moment elle avait décidé de clore la porte de son c½ur à double tours et elle ne voulait avoir à faire, dans l'immédiat, qu'à cette exaspération si délectable !

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 14:07

Chapitre 13 – Le revers de la médaille !

Chapitre 13 – Le revers de la médaille !
Sam caracolant en tête, Gustav ne pu réellement distinguer son état maussade si soudain. Il pensait seulement qu'elle était morte de faim et que le stimulus des gaufres était plus fort que tout le reste !
Ils traversèrent de nouveau le Pont Kennedy dans le sens opposé, retournant sur leurs pas. Ils remontèrent la Schwaner strasse, celle de Mundsburger Dumm en direction du quartier résidentiel de Uhlenhorst.
Il se demandait bien où il allait atterrir et conçut même que Sam avait oublié et qu'ils repartaient en direction du studio.

Après quelques minutes, ses doutes s'envolèrent lorsqu'ils tournèrent à l'angle de l'Overbeck strasse. Gustav compris qu'ils ne rejoignaient pas le studio mais roulaient en direction de la résidence des parents de Sam. Il en déduisit donc qu'ils allaient prendre le petit déjeuner chez les Shaëffer ce qui le fit sourire à cette idée, parce qu'il n'avait pas eu l'opportunité de déjeuner "en famille" depuis bien longtemps ! Leurs parents n'avaient beau être qu'à Magdebourg, il était presque plus facile pour eux de les rejoindre en tournée que quand ils travaillaient sur Hambourg ! C'était ça qui était bien avec Sam, c'est qu'elle parvenait de temps en temps à créer un climat presque "normal" autour d'eux.

Ils pénétrèrent dans l'allée gravillonnée de la maison où le portail était grand ouvert. Ils posèrent leur VTT contre le mur du garage et Marta vint les accueillir les bras grands ouverts, talonnée de très près par Misha, qui, la queue et les oreilles bien droites, trottait allègrement derrière elle venant accueillir sa petite maîtresse.

Il planait dans la cuisine une exquise odeur que Gustav assimila illico aux gaufres, ça sentait la fleur d'oranger. La table était dressée pour eux deux seulement, les parents de Sam ayant déjeuné beaucoup plus tôt. Hélas, Hayden était reparti pour Munich, c'est là qu'il avait choisi d'étudier depuis l'obtention de son diplôme.

Ils s'installèrent après s'être lavés les mains. Tout en discutant tous les trois et sans se soucier de Gustav, Sam fit sa petite salade pour le contrôle de sa glycémie. Il n'y a que pour son insuline qu'elle s'esquiva pour ne pas embarrasser Gus par son injection. Elle augmenta ses unités car elle avait bien l'intention de profiter des excellentes choses que sa "jolie-maman" avait préparé pour eux.

Le père de Sam arriva un peu plus tard, demeurant à la mairie. Depuis sa retraite il s'était investi à fond dans le conseil municipal de la ville, surtout en ce qui concernait la partie culturelle et musicale. Il faisait partie de l'orchestre philharmonique d'Hambourg et se consacrait à toutes ses manifestations. Il embrassa chaleureusement sa fille, assurément ravi de la voir en si bonne forme et se fit malgré tout violence pour ne pas lui réclamer un compte rendu détaillé sur les variations de son taux depuis qu'elle avait quitté l'hôpital. Marta l'en félicita d'ailleurs silencieusement. Il vint s'asseoir avec eux devant une bonne tasse de café. Le père de Sam adorait Gustav. Il trouvait le garçon posé et nettement plus ouvert intellectuellement parlant que ces trois compères. Il est vrai que Gustav s'intéressait à tout et c'était très agréable de converser avec lui. En public, le garçon donnait l'image de quelqu'un de silencieux et même parfois de... blasé voir même d'indifférent. Gustav n'était tout simplement pas autant dans son élément que pouvaient l'être les jumeaux ou Georg vis-à-vis tout ce faste et de ses objectifs et cameras braqués sur eux. Lui, ce qu'il aimait, c'était jouer... seulement jouer... il ne s'éclatait vraiment que derrière son instrument. Il aimait voyager aussi...mais pas trop quand même... il aimait son "Allemagne" et être prêt des siens et depuis quelques mois il pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de nuits qu'il avait réellement passé dans son propre lit !

Sam et lui se remplirent de gaufres et de saucisses, se délectant d'un immense bol de café au lait pour accompagner tout ça. Il y avait aussi des "brötchen" (petits pains au sésame et au cumin) et des bretzels avec du fromage. Bref, plus un brunch qu'un petit déjeuné ! Dommage que les autres soient des lèves-tard parce qu'ils auraient certainement apprécié ce festin de roi pensa Gustav.

- Tiens pendant que j'y pense ma chérie, ton frère a rapporté des petites choses pour toi de Bavière...!

Marta se leva et sortit d'un des placards de la cuisine un sac en kraft gris estampillé "City-Galerie Augsbourg".

- ...mais à consommer avec modération !

Sam, curieuse et la bouche encombrée par le morceau de gaufre croustillant et encore fumant qu'elle venait de gober, passa sa tête dans le sac et sourit jusqu'aux oreilles. Il y avait dans ce sac deux pots de moutarde sucrée bavaroise et quatre paquets d'Oblaten Lebkuchen (pains d'épices aux amandes, miel, écorces d'orange et citron, parfumés à la cannelle entre autre, reposant sur une fine gaufrette et recouverts de sucre ou de chocolat) provenant tout droit de Nuremberg. Les Lebkuchen étaient le pêché mignon de la jeune femme qui préférait dans ces cas là augmenter ses doses d"insuline plutôt que s'en priver !

- Oh Hayden que je t'aime ! Rétorqua Sam assurément heureuse de ce butin.

Ils profitèrent donc tranquillement de leur petit déjeuné sans trop faire allusion au groupe, ce qui détendit Sam. Marta et elle discutèrent de ses vacances qu'elle préparait avec Anna depuis quelques temps déjà et que Sam reportait tout le temps à cause de son travail. Quant à Gustav il était en grande conversation, probablement musicale avec le père de la jeune femme vu la ferveur avec laquelle ils s'exprimaient tous les deux.

Après une bonne heure passée en leur compagnie, ils décidèrent qu'il était temps de rentrer car David risquait de les attendre. Marta donna à Sam un sac dans lequel elle avait mis des gaufres supplémentaires pour les garçons. La jeune femme laissa le cadeau de son frère sur place ne pouvant se charger trop et devant certainement réintégrer son foyer dès la fin de semaine si tout se déroulait comme prévu ! Enfin...elle l'espérait fortement.

Lorsqu'ils arrivèrent au studio David venait d'arriver. Sam déposa sur la table de la cuisine le paquet de sa belle-mère, cependant, à priori, les trois autres n'étaient pas encore descendus. David, un mugg de café noir dans la main en chaparda une. Il devisa un moment avec les deux sportifs les priant de rameuter les autres après leur douche. Au même instant Georg apparut dans l'encadrement de l'entrée. Il sortait de la salle de bain et ses cheveux encore mouillés étaient retenus par un catogan. Il se prépara une tasse de café et en plongeant son nez dans le sac sur la table, à son tour s'empara d'une gaufre encore tiède qu'il engloutit, un sourire à l'attention de Sam.
Pendant qu' elle et Gustav remontèrent se changer, Georg exposa leur soirée à David.

Parvenus au premier, Gus s'attaqua de la pénible tâche de réveiller Tom et Sam alla frapper à contre c½ur à la porte de Bill. Comme celui-ci ne répondait pas, elle pénétra doucement dans la chambre du chanteur. Le volet déroulant à peine relevé laissait filtrer la lumière du soleil par ses petites ouvertures et Sam pu se rendre compte que Bill n'était plus dans son lit.
Elle sursauta quand une main se posa sur son bras et elle poussa un petit cri, plaçant instinctivement sa main sur son c½ur comme pour le retenir de sortir de sa poitrine.

- tu me cherchais ? demanda Bill timidement.

Sam fit volte face et se retrouva face à un Bill sortant de la douche, arborant seulement une serviette autour de la taille. Ses cheveux humides lui collaient autour du visage et il n'était pas encore fardé. Sam démunie et troublée bafouilla.

– gaufres... en bas... David attend... et se sauva évitant bien de regarder Bill dans les yeux.

Elle souhaitait être en colère contre lui mais elle n'y parvenait pas ! Pourtant, tout à l'heure c'était si aisé d'en éprouver, mais là, de se retrouver face à lui, elle en avait perdu tous ses moyens... elle remua négativement la tête, ôta sa casquette qu'elle lança sur son lit et fila se cloîtrer dans sa salle de bain.

Elle en ressortit fraîche et dispos et rejoignit David qui était à présent dans le bureau. Ca tombait bien car il était seul et elle voulait aborder le problème de ses congés sans les garçons. Toujours le téléphone collé à l'oreille, il lui fit signe de s'installer. Sam s'exécuta et patienta tournoyant sur sa chaise de bureau comme un enfant l'aurait fait. Quand il eu raccroché elle n'eu même pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il lui coupa l'herbe sous le pied.

- t'inquiète... c'est arrangé... tu vas souffler trois semaines...ça va ?!

Sam lui offrit un immense sourire de gratitude et dans son emportement, se jeta à son cou.

- oh David merci...merci... j'avais tellement besoin de ces vacances ?!

David apposa chaleureusement ses mains sur les hanches de la jeune femme.

- je sais Sam... et ce qui t'est arrivé ces derniers jours n'est sûrement pas anodin à tout ça...et puis tu les mérites ces vacances même si ça ne tombe pas très bien mais ça ne tombe jamais très bien en fait ! Plaisanta David.

- j'ai juste une faveur à te demander... c'est important pour moi... mais c'est aussi important pour les garçons j'en suis certain ! Ne dis pas non avant d'y avoir pensé s'il te plait ? Je n'ignores pas ton aversion pour la foule et tout ce qui se passe autour du groupe mais...promets moi d'y réfléchir !

- vas-y je t'écoute !
Concéda Sam perplexe.

- la semaine prochaine tu sais que les gars doivent ce rendre à Munich pour les EMA, donc je souhaiterais que tu nous accompagnes...c'est grâce à toi et au travail effectué avec Bill que l'album "Scream" a pu être prêt aussi rapidement.

- David, ne dis pas n'importe quoi, si je n'avais pas été là vous auriez trouvez quelqu'un d'autre faut pas pousser quand même !

- soit ! ... mais je trouve que Bill a considérablement progressé en anglais depuis que tu l'appuis et ça a été déterminant... bon d'accord il est encore hésitant à le parler mais à le chanter c'est vraiment de mieux en mieux à chaque fois !

- ça je peux pas dire le contraire... même dans ses devoirs je trouve qu'il s'applique... ce qui n'est pas vraiment le cas de Tom... lui, les langues l'intéressent... mais pas pratiquées de cette manière si tu vois ce que je veux dire ! Et puis il n'y a rien à faire...j'ai beau essayer de leur parler en français... de ce côté là c'est lamentable !

La porte s'ouvrit soudainement sur Gustav suivit par Bill. Sam sursauta et se décolla prestement de David mais son soudain malaise eu pour effet de susciter un regard interrogateur et suspicieux du chanteur. Bill, alla s'asseoir de manière à ne pas se trouver en face de Sam et même éloigné d'elle alors qu'habituellement il se mettait souvent juste à côté d'elle. David nota qu'une fois encore, pour il ne savait pour quelle raison, Bill arborait sa tête des mauvais jours. Le garçon était une vraie girouette et c'était souvent épuisant !
Gustav prit donc la place habituelle de Bill et Georg et Tom arrivèrent quelques minutes après, ce dernier une canette de coca à la main. Il s'avança vers Sam et lui déposa une bise sur la joue. La jeune femme, surprise par tant d'effusion de la part du garçon se redressa hâtivement.

- merci pour ce matin ! Ajouta Tom.

Personne de compris rien mais Sam repensant à sa découverte matinale lui sourit et répondit :

- pas de quoi !

- Bon et bien si tout le monde est prêt on va peut-être pouvoir débuter et ensuite vous pourrez retournez travailler ! Ha oui, pendant que j'y pense, le photoshop pour l'album de "Zimmer" a été avancé à demain matin donc ça veut dire que demain, levés aux aurores car on décolle à 7h 30 pour le studio !

Il y eu de la part des garçons quelques bougonnements de désapprobations et Sam sourie car elle était persuadée que cela tenait plus au fait de devoir se lever tôt qu'aux photos en elles-mêmes, même si les garçons n'en raffolaient pas !

- oui et bien c'est comme ça ! Coupa David – il faut savoir ce que vous voulez à la fin ! Bon, autre parenthèse, Sam prend congé de nous pour trois semaines à compté de samedi donc les mecs il va falloir faire sans elle durant tout ce temps, on a prévu un remplaçant pour les entrevues médiatiques bien que pour le moment rien ne soit prévu hors Allemagne. Votre nouvel album ne sortira que dans quelques semaines donc pour l'instant on ne prévoit pas de partir au-delà de Munich la semaine prochaine !

- Et nous, on y aura le droit quand aux vacances ? quémanda Tom.

- c'est vrai ! renchérit Georg – on bosse en studio depuis la fin de la tournée "Schrei", il y a eu la sortie de l'album en Anglais, vous avez prévu en juillet de nous faire aller à Londres pour la promo, sans compter les festivals de l'été un peu partout en Europe pour la promo du nouvel album qui va sortir d'ici un mois et la nouvelle tournée qui commence en juin et qui va se poursuivre jusqu'à cet automne ! David c'est bien sympa tout ça mais on va finir par péter les plombs si ça continue à ce rythme !

Les autres, dont Bill, étrangement et inhabituellement silencieux, consentirent.

- je sais, je sais ! Approuva David, je travaille pour vous là-dessus en ce moment, c'est pour ça que j'ai fixé les dates de Sam maintenant, pendant que c'était assez calme... pour ELLE... haussant le ton, voyant Tom et Georg monter au créneau. C'est pour ça aussi que j'ai avancé le photoshop à demain pour voir si on peut pas vous grappiller dix ou quinze jours pour que vous preniez vous aussi un peu de repos ! Alors ne commencez pas à râler, je fais de tout mon possible ! Je suis conscient de tout ce qui se passe autour de vous en ce moment mais j'ai du monde au dessus de moi !

- Arrête ça ! Coupa Tom – t'es pas le dernier à qui ça profite !

Sam coupa court – désolé d'intervenir mais cette conversation ne me concerne pas, alors si on en revenait au fait et ensuite je vous laisse débattre de vos affaires à vous ?

- Sam, tu étais pourtant d'accord avec nous quand nous avons discuté l'autre soir ?!

- Oui, Tom, et mon point de vue n'a pas changé en ce qui concerne cette conversation et David sait pertinemment ce que j'en pense, mais maintenant c'est entre vous que cela doit se passer !

- Et qu'est ce qu'il sait au juste ? Demanda Tom irriter.

- Je sais que Sam n'adhère absolument pas à la manière dont la maison de disque vous gère ! Le côté marketing est beaucoup trop présent pour elle et elle pense que vous faite plus de la "représentation" que de la musique !

Les garçons braquèrent tous leurs yeux vers Sam comme s'ils allaient la massacrer sur place au vu des paroles de David.

- NON,... je me suis mal exprimé les mecs !! Ce que je voulais dire c'est que Sam m'a exposé le fait que la maison de disque en ce moment accorde beaucoup plus d'importance au côté "représentatif ", vitrine du Groupe, que la musique à proprement dite et elle trouve ça dommage c'est tout !

Gustav donna une petite tape amicale dans le dos de le jeune femme.

- c'est cool, merci Sam !

- pour ceux qui en douteraient ce que je vous dis à vous, je ne dis pas son contraire à David !

Sam rencontra le regard fuyant de Bill et Tom et Georg eurent l'air soudainement morveux.

- Bon... revenons un instant sur le contrat de Sam puisque vous avez requis à ce que des modif soient faites à ce sujet ! Poursuivit le producteur.

Puis à l'attention de la jeune femme.

- Sam, les garçons souhaiteraient désormais que pour chaque déplacement tu sois à leur côté au même titre que Saki et Tobias.

- le service d'ordre se féminise ! lança Tom - c'était pas trop tôt !

A ces mots les garçons éclatèrent de rire.

- c'est à dire ?! demanda la jeune femme timorée.

- c'est à dire que tu ne sois pas évincé du bus-tour des garçons ou des backstages. Que tu puisses également être là lors des déplacements plus courts dans le même van que les garçons et qu'on ne soit plus obligé de te faire partir 2 jours avant tout le monde où cela devient ingérable, il suffit de regarder le bordel que cela a engendré à Paris en septembre dernier avec leurs fichues grèves !
Donc pour ainsi dire faire partie intégrante du staff et plus en demi-teinte comme jusqu'à présent. Je pense que tu as fait assez tes preuves de ce côté pour qu'ils puissent enfin te faire confiance en totalité !


Sam écoutait avec attention essayant malgré cela discrètement, d'étudier les réactions de Bill. Mais ce dernier, très doué, ne laissa rien paraître de ce qui aurait pu être des doléances requises par lui-même. Pourtant Sam aurait aimé que tout ceci soit l'½uvre de Bill, oh oui qu'elle aurait aimé ! Elle se percevait comme une écolière qui jouait au chat et à la souris avec son "amoureux", c'était tellement puérile tout ça que cela en était pathétique à souhait !

- en bref que tu ais accès à tout et que tu puisses circuler en toute liberté sans aucunes obligations ou contraintes on est bien d'accord ! On est conscient de ta répulsion pour la foule donc le tout c'est que tu sois présente quand on a besoin de tes services et pour le reste... tu verras au cas pas cas...

- Sam ?... Sam... tu es avec nous là ?! s'inquiéta David de la brusque "absence" de la jeune femme.

Sam dévisagea David comme si elle l'apercevait pour la première fois de sa vie. Les garçons la considérèrent à leur tour circonspects.

- Sam ?... ça n'a pas l'air d'aller... tu te sens bien ? s'enquérit le producteur de plus en plus inquiet.

- David ?!...Je...je... balbutia t'elle comme si elle cherchait ses mots.

Gustav se pencha vers elle lui aussi avec inquiétude.

- Sam... tu saignes du nez... observa le garçon.

Instinctivement Sam porta la main contre son nez et sa bouche et se pencha en avant.

- Merde ! dit-elle se levant promptement...

C'était incontestablement le seul moment de leur entretien à tous les six où Bill la fixa intensément, un regard emplit d'anxiété et d'empathie. Il s'inquiétait lui aussi, mais Sam ne le perçut pas.

- Merde... répéta-elle... désolé David... je reviens de suite...sa main toujours posée sur son museau dont le sang s'échappait maintenant d'entre ses doigts.

Georg qui était au plus près de la porte se leva et l'ouvrit.

- je t'accompagne... dit-il simplement faisant un signe de tête à David.

Tous deux sortirent de la pièce et se dirigèrent vers les commodités du bas. Le saignement ne dura pas longtemps et après s'être bien rincé le visage et les mains que le liquide visqueux avait éclaboussé, Sam se redressa regardant Georg dans le reflet du miroir.

- merci Georg mais ça va aller tu sais, c'est deux fois rien, la fatigue de ces derniers jours sans doute...

- Tu devrais peut-être faire... ton truc là !

- mon truc là ...?! répéta lentement Sam essayant de deviner ce que Georg voulait dire.

- bah oui tu sais, quand tu te piques le bout du doigt comme tu nous l'as expliqué hier ?

- Ha !... ma glycémie tu veux dire...

- ouais...c'est ça !


Sam regarda sa montre, il n'était pas encore midi et vu le petit déjeuné pris, il était peu probable qu'elle soit en hypo, quant à l'hyper, en général, elle en percevait les symptômes.

- oui... ça coûte rien de voir...le p'tit dèj a été copieux ce matin... peut-être un peu trop d'ailleurs ! s'amusa t'elle.

Tous deux se dirigèrent vers la cuisine où Sam avait laissé sa trousse. Il n'était plus utile maintenant de la cacher aux yeux des garçons et de faire l'allé et retour au premier étage. Elle testa donc sa glycémie qui était à 0.97 : pas trop alarmant donc. Non, c'était dû certainement à une intense fatigue accumulée depuis des semaines. Georg et Sam regagnèrent donc le bureau. Les autres étaient en grande conversation quand ils pénétrèrent de nouveau à l'intérieur.

- ça va Sam ? demanda David.

- oui, oui... juste un petit coup de faiblesse je pense, mais pas d'inquiétude... c'est pas encore aujourd'hui que vous allez vous débarrasser de moi !

Une fois encore Bill esquiva le regard de Sam qui en fut affectée. Que pouvait-elle faire pour recouvrer l'intérêt du jeune homme ? Ce même jeune homme qui s'était presque offert à elle la veille... Sam ne comprenait rien... elle était pourtant certaine que Bill avait des sentiments pour elle... il y avait des signes qui ne trompaient pas...ou était-ce encore un des innombrables caprices du chanteur à mener son monde par le bout du nez ? Elle se dit que dans le domaine "inconstant" elle n'était pas mal non plus... ce matin une furieuse envie de l'étrangler l'avait assailli et là, en le voyant avec son profil si parfait, son petit air concentré et sa moue boudeuse elle avait plutôt une furieuse envie de se lover contre son corps opalin et goûter enfin à sa chair si tendre...

- Sam ? cela te convient-il comme ça ? Est-ce que tu as quelque chose à rajouter ?

- Heu non !... si... hors de question de partager les toilettes et la salle de bain avec tes gaillards ok ?
Leur bus-tour ok à l'occasion mais pas leurs commodités... quand je vois dans l'état qu'ils mettent leur salle de bain j'ose même pas imaginer celle riquiqui d'un bus !?


Les garçons protestèrent mais en gardant tout leur humour.

- Alors on est d'accord, je m'occupe de faire les modif de ton contrat pour que cela prenne effet rapidement. D'ailleurs à ce sujet, demain on t'emmène enfin voir comment se passe un photoshop. C'est juste un terme qui ne modifie pas grand chose...mais de simple traductrice je te passe attachée de presse, ainsi tu auras toujours une raison valable d'être avec le groupe !

- Whaou ! une promotion, géniale ?! s 'exclama t'elle.

La conversation continua ainsi pendant presque ¾ d'heure. Sam écoutait, mais était déjà parti en pensées sous les cocotiers....

...

Sam avant de monter commercer à préparer son sac pour renter chez elle et au vu de la réunion un peu tendue avec le groupe et David, décida tout de même de passer voir les garçons mais quelque chose d'autre lui trottait en tête parce qu'elle était très vexée de l'attitude de Bill vis à vis d'elle. Après tout, c'est lui qu'il l'avait laissé en plan dans sa chambre hier soir et là... monsieur affichait une tête de trois pieds de long ! Il l'avait à peine regardé bien qu'il est acquiescé à tout ce que disait David ou presque sans broncher ! Dès que Sam le cherchait du regard et qu'elle arrivait une milliseconde à capter son attention il se faisait fuyant... mais si son regard était penaud encore ?! Mais là, il était noir de ressentiment ! Peut-être n'avait il simplement pas aimé que David accorde un break de 3 semaines à la jeune femme ?!
Sam était exaspéré par le comportement égocentrique et nombriliste du chanteur parfois, et aujourd'hui c'était le summum !

Habituellement elle n'aurait pas réagit comme ça mais tout ce qui c'était passé depuis 3 jours était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase et puis se sentant ainsi prise à partie d'un jeu aussi cruel qu'idiot, l'avait finalement affecté plus qu'elle ne le pensait... peut-être justement à cause des sentiments qu'elle éprouvait pour Bill.

Bref, les quatre étaient donc installés dans la salle de répète. La jeune femme entra et sans regarder Bill, elle se fit violence, elle se planta devant un Tom interdit. Georg et Gustav la considéraient, se demandant bien ce qui se préparait, et là se fut le choc pour tout le monde... Sam de sa main droite s'empara du menton de Tom qui se releva instinctivement. Elle lui caressa son labret percé de son index. Elle le regarda droit dans les yeux, pencha la tête sur le côté et un sourire mutin en coin de lèvres, elle amena le visage de Tom vers le siens puis vint délicatement poser ses lèvres sur celles de ce dernier. D'une manière habile, et ne discernant aucune résistance de sa victime, elle introduisit très habilement sa langue dans la cavité buccale de Tom et entreprit de lui sucer très habilement son petit muscle moite ! Son haleine avait un goût de cigarette ce qui rebutait Sam mais elle devait tenir bon. Tom ne la rejeta pas, bien au contraire, il ceintura Sam de ses bras et à son tour lui rendit son fougueux baiser.

Georg eu un petit rire étouffé tendit que Gustav, les lèvres pincées, secouait négativement la tête, ne sachant pas s'il devait rire ou pleurer ! Seul Bill ne bougeait pas. Le regard fixé sur le couple enlacé devant ses yeux. Un instant, Tom rouvrit les siens et lança un regard coquin et entendu à son jumeau qui ne mouftait pas mais dont la colère s'insinuait en lui d'une manière très douloureuse et quasi incontrôlable. Tom fit glisser ses mains sur la chute de reins de Sam qui profita de ce geste pour se soustraire à ses lèvres toujours incandescentes.

Elle se tourna vers Bill qu'elle toisa sans sourciller. Comme les jumeaux étaient assis côte à côte, elle les prit tous les deux par le cou.

Alors elle regarda l'un puis l'autre.

- voilà..., vous êtes à égalité maintenant ! On va dire que vous avez fait match nul...le jeu est terminé... pari perdu car ni l'un ni l'autre ne m'avez mise dans votre lit ! Mais merci les garçons... vous m'avez bien fait rire ! Mentit-elle.

Tom baissa la tête, avec une furieuse envie de rire mais Bill était stoïque, les lèvres scellées et ne riait pas du tout. Sam se détacha rapidement de ses yeux car un sanglot se hissait sournoisement dans sa gorge. Elle s'excusa auprès des deux autres sans les regarder et s'enfuit comme une voleuse sans demander son reste. Georg explosa de rire applaudissant, tel un beau diable, aux paroles de Sam, les jumeaux s'étaient fait avoir en beauté sur ce coup là !

Gustav regarda Sam s'éloigner et compris soudain son erreur, se remémorant sa conversation dans le parc avec elle. Elle n'était pas au courant, Sam n'était pas au courant du pari entre Bill et Tom et c'est lui qui avait vendu la mèche sans le vouloir ! Il se leva subitement de derrière sa batterie et ajustant sa casquette entreprit de sortir et se mettre aux trousses de Sam.

- vous êtes vraiment de gros blaireaux ! jeta Gustav à la face des jumeaux - regardez où vos conneries nous mènent ? Je pensais qu'elle était au courant de votre pari stupide !

- quoi ?! interrogea Bill abasourdit – c'est toi Gus qui lui a vendu la mèche ?!

- putain mais je pouvais pas deviner que vous "jouiez" toujours moi ?!

- après presqu'un an y'a prescription tu crois pas Gus, on jouait plus là et depuis longtemps mon vieux?! Quoi que moi je veux bien continuer à jouer... elle embrasse trop bien putain ?

- t'es vraiment trop con Gustav ! lâcha Bill – pourquoi t'as été lui dire ça ?!

- Hé, m'engueule pas en plus, c'est toi qu'est vraiment trop con mon pauvre Bill, cette nana est presque à tes pieds et tu ne te rends même pas compte ! D'ailleurs je me demande bien ce qu'elle te trouve à toi ?!

Bill démuni face à un Gustav en colère fut sans réaction. Gustav n'avait pas pour coutume de se disculper aussi facilement à la face de ces compagnons mais là, il fallait admettre qu'il y avait de quoi.

Pour détendre l'atmosphère, Georg s'essaya à l'humour mais sans grand succès.

- comment une fille comme elle peut-être à tes pieds Bill ? C'est à mes pieds qu'elle devrait être, toi tu as autant de charisme qu'une poule pondeuse !!!

- t'as gueule Gé !!! rugirent Bill et Gustav à l'unisson.

- elle a dit qu'on était à égalité ?! réalisa Tom – ça veut donc dire que tu l'as embrassé avant moi petit salopard ?! J'en reviens pas que tu m'ais damé le pion ?! D'habitude tu te contentes de mes restes !

- c'est pas du tout ce que tu crois Tom, j'ai pas calculé !

- bah voyons... j'aimerais tout de même savoir comment tu t'y es pris avec elle espèce de queutard, tu es en train de me voler mon "job" là ?!

Tom et Georg étaient à présent hilares.
- vous êtes vraiment trop cons ! jura Bill se levant d'un bond et sortant de la pièce en claquant la porte derrière lui !

- et puis essaye de réparer vos conneries Bill et pour une fois met ton orgueil de côté !!! hurla Gustav.
C'est valable aussi pour toi Tom !

- Hé !... tu rigoles ou quoi ?! ... moi j'ai rien fait... c'est elle qui m'a roulé un patin !

- ne sois pas vulgaire tu veux ?! Sam est une chic fille je pense qu'elle voulait juste vous donner une bonne leçon avec vos idées tordues à tous les deux !

- Et bien si elle veut moi je peux "approfondir" le sujet avec elle, y'a pas de lézard ?... non mais sérieux Gus, elle est vraiment accroc à ce "type" ?

- Putain Tom tu parles de ton frère là pas d'un extra-terrestre ?

- ouais enfin faut avouer qu'il vient d'une drôle de planète quand même ! ajouta Georg.

- bah t'y mets non plus toi ?! l'apostropha Gustav.

Excédé, Gustav quitta la pièce à son tour, abandonnant Georg et Tom.

- sur ce coup là je peux pas donner tort à Gus, les mecs... vous n'avez vraiment pas assuré...

Tom fixa Georg, accommodant sa casquette sur son crâne et le dardant d'un sourire en coin et l'½il malicieux qui voulait en dire long....

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 16:42

Chapitre 14 – Mon obsession préférée !

Chapitre 14 –  Mon obsession préférée !
Sam, de retour dans sa chambre, entreprit rapidement de rassembler quelques affaires. Il fallait se montrer pragmatique : elle avait encore du travail qui l'attendait, cependant elle si remettrait après le déjeuné. Il était absolument nécessaire de boucler tout avant son départ pour que David ne soit pas gêné pendant son absence même si de toute manière elle demeurerait joignable quoi qu'il puisse arriver. De plus, la journée de demain ne lui permettrait pas de boucler son job donc il ne fallait pas chômer ce jour !

Elle ressassa ce que qu'elle venait de faire aux garçons, le joli pied de nez, et bien que submergée par un émoi fort sur le moment, elle en souriait presque à présent ! Demain soir elle serait en vacances, elle allait appeler Anna et lui dire que dans un peu plus d'une semaine elles s'envoleraient toutes les deux ! Pour où ? Elles ne le savaient pas encore exactement mais une chose était néanmoins certaine, c'est qu'il y aurait du soleil, des plages de sable blanc, une piscine et du repos... beaucoup de repos !

- tu fredonnes encore cette chanson !?

Sam sursauta en entendant la voix de Gustav qui venait de passer sa tête par l'encadrement de la porte.

- Gus ?! sursauta la jeune femme... tu m'as fait peur... entre... je t'en prie...

- j'ai frappé mais vraisemblablement tu n'as pas entendu ! dit le jeune homme en pénétrant dans la chambre de Sam.

- désolé... j'étais en train de songer à mes vacances et je n'ai pas dû t'entendre...

- c'est drôle... à chaque fois que ton esprit s'envole tu fredonnes toujours la même chanson !

- sérieux ? se surprit Sam – je fredonne vraiment ?! je ne m'en rendais pas compte...

Sam faisait à présent le tri dans les tops qu'elle mettrait dans son sac de voyage pendant que Gustav s'installa dans le grand fauteuil. La pièce demeurait parfumée des fleurs que la jeune femme avait rapporté de l'hôpital et qui ornaient à présent le rebord du bow-window.

- oui... tu fredonnes... et c'est amusant vu que c'est une des chansons du groupe qu'on ne joue presque jamais...

Sam haussa les sourcils, étonnée.

- quelle chanson ?!...

- Hilf mir Fliegen !

- Ah ?!...je me demande bien pourquoi ? Effectivement c'est très curieux... mentit-elle.

En fait, même si elle ne s'en rendait pas vraiment compte, elle savait pourquoi ce devait être cette chanson et pas une autre. La première fois qu'elle avait entendu Bill chanter, c'était sur cette chanson et pour elle c'était lourd de sens. Les prémices originels de ses troubles pour le chanteur étaient nés sur cette mélodie.

- alors Sam, vous avez décidé avec Anna où vous alliez partir pour vos congés ?

- en fait on a plusieurs idées mais on ne s'est pas encore totalement décidé... moi j'aimerais beaucoup les Maldives et Anna la République Dominicaine alors on ne s'est pas encore fixé pour l'instant, cependant je suis impatiente tu peux pas savoir...

Gustav lui sourit. – tu m'étonnes... tu vas enfin pouvoir souffler un peu...

- vous aussi j'espère ! David a eu l'air de vous le promettre tout à l'heure !

- ouaip... on verra bien...c'est pas la première fois que Dav' fait des promesses qu'il ne peut pas tenir !

Puis changeant de sujet.

- comme ça demain tu nous accompagnes au photoshoot ? Cela n'aura rien de bien excitant pour toi mais au moins tu seras là se sera sympa !

- oui je trouve également sympa que David permet de me faire entrevoir une autre facette de votre "métier", comme j'adorerais assister au tournage d'un de vos clip ! L'hiver dernier j'étais pourtant sur place et j'ai rien vu du tournage ! Sam imitait désormais David : "On t'emmène mais tu es là pour prendre des vacances et pas autre chose..." et résultat des courses, même vous, je vous ai à peine vu ! J'aurais dû emmener Anna avec moi, au moins je ne me serais pas ennuyé autant, surtout que j'ai pas pu quitter l'hôtel à cause des sacro-saintes consignes de sécurité et j'ai rien vu de l'Afrique du Sud et du Cap , remarque Saki m'a appris à jouer au poker et Tobias a amélioré son français !

- oui... je me souviens de ça ! ... heureusement on a quand même eu une soirée de départ mémorable autour de la terrasse de la piscine !

A cette pensée, Sam et Gustav éclatèrent d'un rire sonore.

- oh mon dieu ! s'esclaffa Sam – je l'avais presque oublié celle là ! Tom avec son caleçon sur les chevilles... crois-moi... cette image restera à jamais gravée dans ma mémoire...

Ils pouffèrent de plus bel.

- Sam... poursuivit Gustav...je suis désolé pour ce qui s'est passé tout à l'heure... c'est de ma faute...

La jeune femme éleva son sourcil en accent circonflexe pour toute réaction à ce que venait d'admettre le batteur.

- je ne vois pas pourquoi Gus, tu n'y es pour rien... les seuls fautifs à mon avis sont les jumeaux...

La porte de la chambre de Sam demeurant entrebâillée, Bill qui était lui-même remonté à l'appart et ayant entendu des voix provenant de derrière celle-ci, s'approcha en silence pour saisir ce qui s'en échappait.
Il se colla le dos au mur, l'oreille tendue tel un chat guettant une souris dissimulée dans son trou.

- oui...je suis d'accord... mais si je ne t'avais pas vendu la mèche ce matin rien de tout ça ne serait arrivé !

Sam, les bras croisés, la hanche appuyée contre le contrefort de sa fenêtre, égara son regard dans la cour. C'était étrange parce que parfois elle prenait des poses très allusives et saturées de sensualité, semblables à celle de Bill et Gustav parvenait presque à leur trouver une ressemblance.

- c'est fou Gus...observant un couple d'hirondelles fraîchement débarqué faire de la voltige devant ses yeux...avec Bill on fait l'effet d'être un vieux couple...en tous cas c'est l'impression que cela me donne depuis quelques jours ! ...On se cherche...on se trouve...et puis on se fait du mal...je ne le supporte pas et pourtant...quand il est pas dans mon champ de vision...il me manque ! tu comprends ça toi ?!

- pas le moins du monde ma pauvre... c'est pas à moi qu' il faut demander ça ! Et puis quel mal ?! Toi tu ferais pas de mal à une mouche même si elle te piquait, ton unique perversité c'est de refuser de faire le mal précisément !?

- pas après ce que je viens de faire...mon auréole de sainte vient de s'altérer quelque peu là ?! Il doit me détester après ça ?!... Oh mais si tu savais comme il m'exaspère parfois ! renchérit la jeune femme en serrant les poings et laissant retomber mollement ses mains le long de ses cuisses.

Gustav éclata de rire une nouvelle fois.

- et tu penses que tu es la seule ?!... J'te rassure... ce type est insupportable... mais tellement attachant...va savoir pourquoi ?...Crois-tu qu'on l'estimerait autant si Bill n'était pas...Bill justement?...

Sam soupira, le regard vague toujours suspendu dans la cour à contempler un Bill qu'elle ne discernait que dans son imagination .

- es-tu consciente maintenant que je suis au courant des sentiments qui t'habitent à propos de Bill ?

- je n'ai jamais essayé de te cacher quoi que soit à toi Gus...

Sam retourna vers le batteur et se posa près de lui sur l'accoudoir du fauteuil. Elle enroula ses épaules de son bras et le serra contre son c½ur lui déposant un baiser sur le front comme elle le perpétrait à Hayden.

- mon Gusgus...que deviendrais-je sans toi ?... tu as remplacé mon Anna et mon frère malgré toi et je t'agace avec toutes mes histoires et mes états d'âme...

- non...c'est marrant de jouer les confidents...surtout d'un fille qu'à 12 ans de plus que moi... ça devrait être l'inverse...

- ah et bien merci de le souligner ! s'offensa fictivement Sam se détachant du garçon.

- ...à ton service ma vieille ! insista Gustav.

Sam se fondit sur Gustav et alors que ce dernier était bien calé dans son sofa, il lui fut impossible de se soustraire aux chatouilles qu'elle lui administra.

Après quelques instants où Gustav implora la mansuétude de Sam, ils se calmèrent et reprirent leur conversation sérieusement.

- Sam...il faut que je t'avoue quand même une chose...les autres sont au courant...

Bill, toujours figé derrière la porte, le c½ur battant la chamade et l'esprit martyrisé par la jalousie des liens qu'unissaient son ami avec Sam tendit l'oreille.

- au courant de quoi ?

- de tout ça... des sentiments que vous pourriez avoir l'un envers l'autre toi... et Bill !

- oh Gus... je ne sais pas si c'est une si bonne idée que ça...si David venait à la savoir je risque mon job! s'irrita la jeune femme.

- non...t'inquiète...c'est vrai que Tom et Georg sont assez...indisciplinés... mais je te promets que tu peux leur faire confiance, ils ne te trahiront pas...

Sam était embarrassée à cette seconde. Que Gustav puisse être dans la confidence était une chose mais que les deux autres énergumènes le soient aussi...c'était beaucoup plus discutable... qu'allaient-ils penser d'elle ? Déjà que Tom la voyait comme une toxicomane.
Elle avait presque 13 ans de plus que Bill (et Tom accessoirement)... la "vieille" qui se tape un petit "jeune" : le cliché typique ! Même Sam déniait cette idée, c'était une lutte intérieure de tous les instants et c'est pour ça qu'elle souhaitait se détourner de lui au plus vite...

- écoute Gustav... il ne faut VRAIMENT pas que cela se sache...imagine les conséquences...et David qui vient de faire un avenant à mon contrat pour que j'ai "all access" sur la tournée ?! Oh mon dieu Gus...je suis vraiment dans la merde là ! Je risque de devenir "persona non grata" du staff du groupe avant même d'en avoir fait réellement partie !

- Sam... stresse pas ma grande...les jumeaux sont majeurs aurais-tu oublié ? Ils ont 18 piges passées alors à part avoir la gueule de Dav' je vois pas ce que tu risques ?!

- Moi ?! mais je risque rien ?! claironna Sam – c'est le groupe qui risque le scandale ? T'imagine en gros titres "Le leader de Tokio Hotel Bill KAULITZ s'est entiché de sa traductrice de 13 ans son aînée ?! Ou plutôt l'inverse... "La traductrice séduit le chanteur de 13 ans son cadet !" – mon dieu mais tu vois le scandale ?!

Sam, dans de grands gestes, mimait ce qu'elle venait d'attester comme si de gigantesques affiches étaient suspendues partout sur les murs criant au scandale !

- David me tuerait...et puis Universal...j'imagine même pas ?!

- Sam...il vont pas te tuer deux fois tu sais ?! tenta de plaisanter Gustav pour faire retomber la pression soudaine de la jeune femme.

- Sam...un jour ou l'autre il faudra bien que ça arrive...pour Bill, les autres et peut-être moi ?! Ils ne nous muselleront pas éternellement tu sais !

- mais c'est trop tôt et tu le sais bien ?...et puis...et puis...je sais même pas pourquoi on a cette conversation ?! ça n'a pas lieu d'être...il ne doit rien se passer avec Bill...je vais partir trois semaines en vacances...me vider la tête...m'amuser...et oublier tout ça ! JE NE SUIS PAS AMOUREUSE DE BILL KAULITZ d'accord ?!

A ces mots, tel un couperet qui venait de s'abattre, Bill perçut son c½ur se sectionner en deux !

- si tu veux Sam...mais tu sais...c'est pas moi qui faut convaincre... Gustav pointa son index sur la poitrine de Sam à l'endroit ou battait son c½ur...le tout...c'est de t'en convaincre toi !...

Gustav se leva et s'orienta en direction de la sortie. Bill, à pas de loup, regagna rapidement et en silence sa chambre pour ne pas être surpris en flagrant délit d'espionnage .

- Sam, je m'occupe des autres... tu peux me faire confiance...ils ne gafferont pas c'est juré ! On aurait tous trop à perdre si tu devais partir et de ça ils sont conscients tu peux me croire ! Et puis... même s'ils gaffaient, personne ne relèverait car cela ne changerait pas de leurs habitudes, se serait juste une lubie de plus !

Tout à coup une cavalcade de pas se fit entendre dans le couloir et Georg apparu dans l'encadrement face à Gustav.

- David me charge de vous dire que si vous voulez grignoter un morceau faudrait descendre ! On doit essayer d'enregistrer un max cet aprème alors on se grouille et puis j'ai trop la dalle le livreur vient de passer !

-et je suppose que le livreur ça veut dire...

- pizzas !!!
crièrent en c½ur Gustav et Sam qui s'esclaffèrent de rire juste derrière.

- non merci Georg, ça ira pour moi...les pizzas j'en peux plus...si ça continue je vais me transformer en Peperonni...

- toi tu discutes pas et tu vas manger !


Georg bondit sur la jeune femme, se baissa, sangla Sam aux cuisses et la bascula sur son épaule. Elle poussa un cri étranglé par ses propres éclats de rire.

- Georg !!! repose-moi tout de suite tu m'entends !

Elle se débattait comme un beau diable sur l'épaule carrée du bassiste mais sa position très inconfortable et surtout ses rires incessants lui coupaient le souffle et anéantissaient ses tentatives à se défendre. Il la trimballa ainsi dans le couloir qui menait au salon en direction de la sortie. Bill émergea de sa chambre lorsqu'il saisit le chahut de l'extérieur et ne pu s'empêcher de rire à son tour face au tableau qui se déroulait devant ses yeux. Gustav le regarda en haussant les épaules, un sourire suspendu aux lèvres. Sam les implora du regard de la libérer de son bourreau mais trop amusés, aucuns d'eux ne l'affranchirent du musicien. En passant près du canapé elle agrippa un épais coussin qu'elle leur jeta au visage ce qui fit redoubler les rires des garçons.

...

Ils déjeunèrent rapidement et chacun de leur côté, comme si l'épisode de la salle de répète une heure avant, avait mis tout le monde dans l'embarras. Tom ne montra même pas le bout de son nez et Bill ne la ramena pratiquement pas, lui, dont le mot bavard avait dû être inventé à son intention.

Sam s'enferma dans le bureau tout l'après-midi pour mettre de l'ordre dans ses notes, le planning des garçons, les mails du siège, les traductions des courriers etc. Trois jours d'inactivité et c'était comme si elle s'était absentée plus d'une semaine...

Elle ne vit pas âme qui vive à part David qui vint travailler sur son micro portable une petite heure son éternel téléphone collé à l'oreille. Ils ne se calculèrent même pas, question d'habitudes...juste avant de quitter la pièce il lui lança juste "en juillet on a au moins quatre festivals par chez toi !" – par chez moi ça signifiait en France et le "on" c'était les garçons bien entendu, nous, ne faisions que suivre et cela énervait prodigieusement Sam que David parle continuellement du groupe en terme de "on" comme s'il était le cinquième élément de ce dernier alors qu'il n'en était qu'un des producteurs. Peut-être qu'il regrettait purement et simplement la période où lui même avait fait partie d'un groupe ou plutôt d'un pseudo "boy's band" et qu'il vivait ainsi, sa vie par procuration ? Mais même si Sam appréciait beaucoup David, elle n'appréciait absolument pas le contrôle autocratique qu'il exerçait sur les garçons et leurs carrières, surtout depuis qu'ils étaient tous majeurs. Et même si cela lui brûlait les lèvres de le lui dire, elle se gardait bien de le faire. Après tout ce n'était pas ses ognons et les garçons ne s'en plaignaient pas plus que ça pour l'instant. Malgré cela, secrètement, elle attendait le jour où un vent de révolution se lèverait au sein du groupe et que les garçons réagiraient pour se prendre en mains tout seul ! Le manque d'expérience et de maturité jouaient en leur défaveur,... pour le moment...

Quand elle sortit enfin, se fut pour aller se préparer une tasse de thé. Elle mit un peu d'ordre à la cuisine le temps que la bouilloire chauffe. Ce côté du bâtiment était très silencieux et la jeune femme se rendit compte soudainement que c'était très rare.

Son breuvage prêt, elle se percha à genoux sur l'une des chaises et saisit la revue que Georg avait abandonné au bout de la table. Elle feuilleta mécaniquement les pages ne fixant son attention que sur les superbes basses photographiées sans en lire les articles. La position aurait semblé très inconfortable à qui aurait surpris Sam. Son buste était légèrement incliné vers l'avant, ses avant-bras posés sur la table, son mug dans une main et tournant les pages de l'autre. Elle exécutait des petits balancements d'avant en arrière à la force de son bassin ce qui accentuait sa cambrure et lui donnait une complète "sexy attitude".

Pendant ce temps dans la salle de chant...

- tu devrais faire une pose Bill, ta voix se brise un peu et c'est pas l'effet souhaité, ça fait plus de quatre heures que tu y es alors arrête-toi et va prendre un truc chaud ! intervint Patrick.

- ouais mais j'aimerais revenir sur le dernier couplet de "Heilig " y a un truc qui me plait pas !

- Bill !...plus tard...si tu te casses la voix on sera pas plus avancé alors...stop ok ?!

Bill la mort dans l'âme, se débarrassa de son casque et le posa sur le micro. Il se leva de son tabouret, réajusta son jean qui lui tombait sur les hanches et quitta la minuscule salle. Il passa devant la grande pièce d'enregistrement où Tom et Georg jouaient alors que Gustav se trouvait en face dans l'autre pièce, ses écouteurs vissés sur les oreilles à se démener comme une bête sur sa "TAMA".
David se trouvait derrière la console avec les autres techniciens, face à son frère et Georg mais Bill passa devant sans s'arrêter, leur jetant juste un regard rapide et poussa la porte battante se retrouvant de ce fait dans la grande entrée principale.

Parvenu au bout du couloir, il fit un arrêt et risqua son regard en direction de la cuisine. Il pouvait voir Sam qui était inclinée sur la table mais il ne discernait pas très bien ce qu'elle faisait dans cette position inaccoutumée.
Elle se berçait nonchalamment, agenouillée sur une chaise, une tasse à la main. C'est quand elle tourna une page que Bill se rendit compte que le jeune femme bouquinait. Il ne bougea pas et l'observa un instant. Sa cambrure, qui relevait légèrement son tee-shirt dans son dos, abandonnait à ses yeux l'éclat de sa peau claire. Son jean taille basse suggérait la naissance de la dentelle d'une petite culotte blanche si bien que Bill sentit ses pommettes s'enflammer et sa virilité s'ériger sans pouvoir la contrôler. Il se plaqua contre le mur pour dérober Sam à ses yeux et faire retomber la pression soudaine qui s'immisçait dans son entre-jambes. Si quelqu'un survenait, sa seule issue serait de courir dans les toilettes en face de lui. Son c½ur s'emballa et sa respiration s'accéléra. Il ferma ses yeux très fort, serrant les poings pour l'aider à se débarrasser de ce plaisir qui se hissait dans son bas ventre, dans ses tripes.

Cependant contre son gré, les hormones femelles exhalées de la cuisine vinrent narguer les siennes, mâles et soumises. Il se risqua à contempler de nouveau Sam qui ne s'était aperçue de rien. Bill se situait à moins de 15 mètres d'elle, chaud-bouillant, prêt à exploser et elle continuait à se balancer sur sa chaise dans cette position si équivoque.

Elle fredonnait à présent...il reconnu la mélodie..."Hilf mir Fliegen". Sans lever les yeux un seul instant, elle s'empara de sa trousse posée sur la table, sortit son lecteur, une languette, son stylo pour s'éperonner le bout de son index et tel un réflexe inconditionné, préleva une goutte de son sang. Elle porta sensuellement son doigt à ses lèvres pour en sucer le résidu, mordillant la pulpe entre ses canines de porcelaine tel un vampire...toujours fredonnant.

S'en était trop pour Bill qui ne se sentait plus la force de se contenir et se maîtriser. Il s'esquiva dans les toilettes où il verrouilla fébrilement la porte. Ce genre de truc ne lui arrivait en général que tard dans la nuit et d'ordinaire quand il était seul dans son lit. Mais là, voyant Sam de la sorte, il avait une envie démente de s'abandonner à sa jouissance. Le dos plaqué contre la porte, la tête basculée en arrière, il déboucla hâtivement sa ceinture, glissa sa main lentement dans son pantalon et son boxer, saisissant à plein poignet son membre gorgé de sang et de désir brûlant.

Les yeux fermés, Bill se repassait la scène de la veille dans la chambre de Sam et s'imaginait jusqu'où ils auraient pu aller tous les deux. Il se caressait, pressant l'extrémité de son gland pour s'empêcher d'exploser trop vite, mordant sa lèvre inférieur pour étouffer ses gémissements. Il s'imaginait Sam le couvrant de baisers, explorant sa chair de sa langue humide... Il ne voulait pas qu'elle lui échappe trop vite...

Son corps frêle s'ébranlait par intermittence. Il ne fallu plus longtemps avant qu'il ne jouisse, et sentant sa sève monter, il eu juste de le temps de relever le siège des toilettes pour y évacuer la semence qui giclait entre ses doigts...
Son front perlant de sueur, il se laissa glisser à terre contre la cloison de la petite cabine.

Sam l'obsédait... c'était indéniable...pourtant il pouvait se l'avouer aujourd'hui...il adorait ça... Malgré cela il était furieux et jaloux du baiser qu'elle avait échangé avec Tom...








# Posté le jeudi 20 décembre 2007 17:21

Modifié le lundi 18 août 2008 13:38